durée : 00:04:34 - Ils ont fait Paris et sa région France Bleu Paris - Le Panthéon la cache sur la Montagne-Sainte-Geneviève, mais l’église Saint-Etienne-du-Mont est bien – et de loin - le plus ancien des deux monuments. Déjà, à l’époque de sa fondation, au début du 13° siècle, c’était le quartier de l’université sur la rive gauche de la Seine. La croissance démographique parisienne impose alors la création de nouvelles églises paroissiales. Elle sera implantée à côté de la vénérable abbaye de Sainte-Geneviève, aujourd’hui disparue ; la tour Clovis du lycée Henri IV est le dernier vestige de l’abbaye. Les deux églises seront donc « collées l’une à l’autre » jusqu’au début du 19° siècle. L’église actuelle est probablement « la deuxième voire troisième » construite à cet emplacement depuis le 13° siècle. Les documents découverts par les deux auteurs de Saint-Etienne-du-Mont, un chef-d’œuvre parisien de la Renaissance, dernière publication des Editions Picard, attestent que sa première pierre a été posée en 1510, un siècle très exactement avant la première pierre de sa façade posée par la Reine Margot… quelques jours après l’assassinat d’Henri IV en 1610. Ainsi commence le récit de Etienne Hamon, professeur d’histoire de l’art médiéval, et Françoise Gatouillat, docteur en histoire de l’art et spécialiste du vitrail. Ils racontent en trois épisodes la longue histoire de Saint-Etienne-du-Mont et son importance dans l’architecture religieuse. La seconde chronique sera consacrée à son célèbre jubé – le dernier encore visible à Paris – et à ses remarquables vitraux. La dernière au culte de Sainte-Geneviève en cette église : la chasse de la patronne de Paris y a été transférée en 1792. Depuis la destruction des reliques de la sainte sous la Terreur, sa pierre tombale est « empaquetée » dans une nouvelle chasse de cuivre, « mise en scène conçue au-milieu du 19° siècle ».