durée : 00:30:00 - Alla Breve, l'intégrale - par : Anne Montaron - « A capella » pour violoncelle de Alireza Farhang

Interprétée par Marie Ythier

Création enregistrée le 17 mai 2017 à Radio France

Diffusion intégrale de l'oeuvre et portrait du compositeur

Chaque compositeur a sa façon de travailler avec l’interprète qu’il a choisi ou qui l’a sollicité pour une pièce soliste.

Alireza Farhang connaît bien Marie Yhtier.

Il avait composé il y a deux ans pour elle un première pièce intitulée Zamyad, et dans laquelle le violoncelle était augmenté, c'est à dire saisi dans le prisme de l’électronique.

Cette fois, l’idée lui est venue de s’approprier quelques gestes de pièces pour violoncelle du répertoire, et de les faire siennes, d’y projeter sa propre fantaisie. Il a par conséquent demandé à Marie Ythier de le mettre sur la voie de ses affinités électives en matière de répertoire.

Marie Ythier lui a donné une liste d’oeuvres fétiches, parmi elles, les sonates pour violoncelle de Kodaly et Ligeti, et le compositeur s’est plongé dans la lecture et l’écoute de ses pièces. Il en a retenu quelques gestes qu’il s’est appropriés en les fondant dans son propre langage.

Le geste est donc au cœur d’A Capella. L’idée de chant aussi ; la partition décline d’un mouvement à l’autre le même caractère cantabile !

Tous les gestes de A Capella, le compositeur les a cherchés et définis ensemble avec la violoncelliste. Puis est venu le temps de l’écriture, travail on ne peut plus solitaire, et enfin le temps de la création et donc de l’incarnation.

Puisque le violoncelle chante dans A Capella, Alireza Farhang n’a pas recherché à s’écarter des sons traditionnels du violoncelle. Il fallait que le violoncelle sonne et que la musicienne prenne plaisir à jouer cette pièce, et après elle d’autres musiciens !

C’est dans le discours que le compositeur a cherché l’originalité, et non dans les sons en eux-mêmes. Il fallait que le violoncelle sonne et que la musicienne prenne plaisir à jouer cette pièce, et après elle d’autres musiciens !

Alireza Farhang ne procède pas toujours ainsi ; la partition qu’il a imaginée il y a cinq ans pour le quatuor Kronos, Tak-Sim, est au contraire pleine de recherches sonores, favorisées par l’association des instruments à cordes et de l’électronique.

Programmation musicale additionnelle :

Toutes les oeuvres sont de Alireza Farhang

Zamyad pour violoncelle et électronique

par Marie Ythier

Label Le Geste augmenté

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Tak-Sim, pour quatuor à cordes et électronique

par le Kronos Quartet

Hara pour violon et violoncelle

par les musiciens de l’ensemble Nivak

Saba

par l’Ensemble Divertimento

et le joueur de tar Milad Mohamadi

direction Sandro Gorli

Thraetaona pour clarinette, cor et violoncelle

par le trio Radial - réalisé par : Françoise Cordey