Corruption, image Pixabay

Titre : Décryptualité du 10 février 2020 - Quand les sites d'info bidons parlent d'open source
Intervenant·e·s : Manu - Nico - Nolwenn - Luc
Lieu : April - Studio d'enregistrement
Date : 10 février 2020
Durée : 14 min
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Revue de presse pour la semaine 6 de l'année 2020
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : corruption-deceit-deception, image Pixabay - Licence Pixabay
NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Description

La revue de presse de l'April de la semaine 4 a listé un article d'un site d'info bidon. Ce genre de sites pullulent depuis peu et sont relayés par les GAFAM, signe que le problème ne se résume pas à celui des fakes news.

Transcription

Voix off de Luc : Décryptualité.

Voix off de Nico : Le podcast qui décrypte l’actualité des libertés numériques.

Luc : Semaine 6. Salut Manu.

Manu : Salut Nico.

Nico : Salut Nolwenn.

Nolwenn : Salut Luc.

Luc : On est contents de vous revoir, ça fait un petit moment que vous n’étiez pas là. Manu, qu’est-ce que tu as au sommaire ?

Manu : Ce n’est pas phénoménal, parce que ce sont souvent des articles qu’on a déjà vus, des sujets qui sont déjà passés, mais ça n’empêche, c’est l’actualité de la semaine.

Luc : On fait ça rapidement.

Nolwenn : Le Monde Informatiquet, « Avec la fin de Windows 7, la Corée du Sud va migrer sur Linux », un article Jacques Cheminat.

Manu : On a parlé de cette fin du support de Windows 7, mais on n’avait pas parlé, donc c’est relativement nouveau, du fait qu’il y a un pays entier qui va en profiter pour bouger, essayer de passer sur autre chose. On ne sait pas à quel point ce sera le cas parce que, quand même, la Corée du Sud c’est assez considérable.

Luc : La Corée n’avait pas son projet d’avoir son propre système d’exploitation sur une base de Linux, Red Star OS1 ?

Manu : Oui, la Chine aussi, mais on ne sait jamais trop où ils en sont et on ne sait même pas combien ils ont d’ordinateurs en Corée du Nord !

Luc : Ils pourraient converger, non ?

Manu : Il y a peut-être un travail à faire !

Nolwenn : Les Numeriques, « Mozilla crée une entité distincte pour héberger Thunderbird ».

Manu : Pareil, déjà abordé. Effectivement, Thunderbird est un client qu’on dit lourd, complet, pour faire des mails sur son ordinateur, qui marche très bien, utilisé par beaucoup de monde, mais qui a du mal à trouver des financements, le modèle économique n’est pas là, donc Mozilla essaye des choses nouvelles.

Nolwenn : Silicon, « Open Source : GitHub déploie son projet Arctic Code Vault », par Ariane Beky.

Manu : Rebelote, ce n’est pas nouveau, mais ça faisait quelques mois que le sujet n’était pas revenu. Il s’agit de GitHub, une plateforme, on va dire, qui permet à plein de gens de développer en commun notamment du logiciel libre, beaucoup de logiciel libre mais pas que et Microsoft l’a rachetée il n’y a pas si longtemps. Ça fait bizarre de savoir qu’ils essayent d’héberger dans des zones un petit peu reculées des coffres de sécurité qui vont donner, pour l’avenir, une conservation de tous ces logiciels. C’est intéressant même si ça nous fait bizarre parce que derrière il y a notamment Microsoft.

Nolwenn : rts.ch, « Une association travaille sur le premier mouvement horloger libre de droits ».

Manu : Un mouvement horloger, je ne sais pas exactement de quoi il s’agit, c’est dans les montres.

Luc : On en avait déjà parlé Manu !

Manu : Oui, mais ça n’empêche ! Je n’ai pas encore vu le truc, on ne l’a pas assemblé chez nous.

Luc : C’est un mécanisme d’horlogerie, tout simplement.

Manu : Il semblerait que c’est assez compliqué à produire, qu’il y a assez peu d’acteurs dans les entreprises qui en font. Donc là, justement, il y a des gens qui essayent de faire un nouveau mécanisme qui sera libre donc réutilisable à volonté, notamment par des entreprises suisses.

Nolwenn : Le Monde Informatique, « APELL: Les professionnels du logiciel libre s'associent pour porter leur voix en Europe », un article de Jacques Cheminat.

Manu : C’est un regroupement d’associations.

Luc : Qui s’appelle l’APELL.

Manu : Exactement. Qui va essayer, au niveau européen, de faire entendre la voix des entreprises qui font du logiciel libre. Très intéressant et j’espère qu’on en entendra encore parler.

Luc : Syndicat européen des entreprises du logiciel libre.

Manu : Oui, avec d’autres lettres, mais ça correspond à ça.

Nolwenn : actu.fr, « Le groupe d'informatique libre aura son Fab Lab à Clisson ? », par Hervé Pavageau.

Manu : Il s’agit d’un GULL, un groupe d’utilisateurs de logiciels libres et celui-ci s’appelle Gullivigne. C’est assez intéressant parce qu’ils font parler d’eux et notamment de leur fab lab qu’ils sont en train de mettre en place.

Luc : Bravo à eux. Comme toujours on est super contents de voir qu’il y a plein de choses qui se passent un peu partout dans le monde, notamment en France.

Manu : Par ailleurs, je propose qu’on discute d’un sujet qui m’embête, parce que je me suis fait avoir, j’ai inclus dans une des revues de presse deux articles qui viennent vraisemblablement, parce que je n’ai pas le fond de l’histoire, de sites faux. J’en vois passer de plus en plus, c’est assez considérable : dans mes recherches pour constituer la revue de presse je vois passer plein de faux sites qui ont l’air pourtant assez réels, je vous les ai montrés en aparté.

Luc : Tu peux en citer un comme si on faisait la revue de presse ?

Manu : Breaking News2, c’est celui que j’ai mis dans la revue de presse, c’est clairement un site qui a été inventé ou qui a été repris mi-novembre ; il y a beaucoup d’articles mais qui datent de mi-novembre 2019. Ces articles ne sont pas forcément mal écrits, mais clairement ils ne sont pas écrits par des auteurs.

Luc : Qu’est-ce que tu appelles un faux site ? Parce que c’est ça la question : si c’est sur Internet c’est un vrai site puisque tu peux y accéder.

Manu : Oui, c’est vrai. Tu as raison.

Nolwenn : C’est un faux site, mais on ne parle pas de site satyrique, là.

Manu : Même pas. On parle de sites dont on ne connaît pas la raison d’être pour l’instant. On a des suppositions, mais clairement, quand on creuse un peu parce qu’ils sont nombreux, la plupart de ces sites sont constitués d’articles clairement bidons parce que quand on commence à les lire, ils n’ont pas de sens. Ce sont de traductions peut-être même d’articles auto-générés, générés par des machines, des outils ou des intelligences artificielles. Quand on lit certains de ces sites on se rend compte assez rapidement qu’il n’y a rien derrière, il n’y a pas de page qui liste les auteurs, il n’y a pas de pages, qui sont pourtant supposées exister de par la loi, qui indiquent comment les contacter et ces sites-là n’ont pas une durée de vie très longue, globalement ils datent tous de mi-novembre 2019 et on ne sait pas trop ce qu’ils font sur Internet, ils ne sont pas beaucoup référencés non plus.

Nico : Après, on va trouver tout et n’importe quoi. On en a trouvé quelques-uns, donc Breaking News on s’est fait avoir parce qu’ils ont quand même des articles de qualité, là ce ne sont pas des articles qui disent n’importe quoi.

Luc : Et ils ont un logo.

Nico : Ils ont un logo. Il y a un vrai site avec des vraies news qui couvrent plein de sujets, l’informatique, la mode, la musique.

Manu : La santé.

Nico : La santé, le people, etc. Donc ce sont quand même des vrais articles avec du vrai contenu.

Manu : Mais qui datent tous, au plus loin de ce qu’on a pu remonter, de mi-novembre 2019.

Nico : Octobre, novembre 2019, qui arrivent à spammer assez facilement Google Actualités.

Manu : Oui, plutôt bien !

Luc : Manu a dit tout à l’heure que ces sites n’avaient pas de sens. Toi, Nicolas tu dis que les articles ont du sens.

Nico : Ça dépend. Breakimg News est un bon exemple, nous on s’est faits avoir quand on a lu les articles, on n’arrivait pas à voir que c'était…, on ne sait même d’où ça sort, mais il y a quand même du contenu, il y a du fond, des vraies actualités.

Manu : Il y a des auteurs.

Luc : Et des vraies phrases.

Nico : Il y a des auteurs et des vraies phrases et d’autres où on sent bien que c’est généré. Les phrases sont absolument creuses. On dirait un horoscope, ce sont des phrases bidons, bateaux.

Luc : Il y a des mots qui reviennent deux fois d’affilée.

Nico : Des mots qui reviennent deux fois d’affilée et qui n’apportent aucune information.

Manu : On peut voir tous les mots qui ont leur première en majuscule. Il y a des phrases qui n’ont pas de verbe, c’est un peu bizarre quand on voit ces trucs-là.

Nolwenn : Des phrases qui n’ont pas de verbe.

Manu : Oui, des phrases qui n’ont pas de verbe, effectivement.

Nico : Du coup là, sur certains sites, on ne comprend absolument pas l’intérêt alors que Breaking News, non, on s’est faits avoir ; c’est vrai qu’il y avait quand même des articles intéressants dedans.

Manu : Beaucoup d’articles qui parlent d’études, qui disent « l’étude machin bidule qui parle du marché des machins bidules » et ces sites-là font un gros article qui ne parle de rien, en fait.

Luc : La semaine je crois qu’un auditeur ou au moins quelqu’un qui suit ta revue de presse avait réussi à remonter la source d’un des articles en disant « il a été piqué à tel autre site et traduit », je crois.

Manu : Dans son message3 il parlait clairement de Breaking News, donc il faut qu’on déroule un petit peu tout ça. On a déjà commencé.

Luc : On peut supposer que derrière Breaking News il y a quand même des humains qui mettent en forme quelque chose de plus convaincant, mais il y a plein d’autres sites, en anglais également, on n’en a pas trouvé qu’en français, où là ça n’a ni queue ni tête, ça ne veut rien dire.

Manu : On ne sait pas d’où ça vient et quel est l’intérêt exactement, mais il y a l’air d’avoir une grosse génération spontanée de sites web qui viennent d’apparaître et qui sont peut-être le fait, j’imagine, d’adolescents qui sont en train de gagner de l’argent. Vous savez à quoi je fais référence ? C’était pour les élections de Trump.

Luc : Les fake news, les fameuses fake news.

Manu : Exactement. Il y avait beaucoup de sites qui s’étaient créés à cette époque-là pour les élections américaines et qui mettaient en valeur beaucoup de thèmes chers à Trump, de fake news effectivement, avec beaucoup de thèmes conspirationnistes et qui avaient très bien marché auprès des républicains. Les articles avaient généré beaucoup de clics et beaucoup d’argent. Il semblerait qu’il y a certains de villages dans lesquels les jeunes se sont achetés des Porsche, des Ferrari, parce qu’ils ont gagné de l’argent très vite et en grosse quantité.

Nolwenn : C’est marrant que tu parles des élections américaines parce qu’il me semble que c’est en novembre que ça se rejoue !

Manu : Oui, mais là ils s’y prennent un peu tôt, ils s’y prennent en mi-novembre, mince, c’est quoi ? Mi-novembre 2019, un an à l’avance ! Mince ! Là ce serait un peu fou si c’était ça. C’est une supposition, on ne connaît pas le fond, c’est assez nouveau.

Nico : Surtout que là on ne comprend pas parce que les articles n’ont pas d’intérêt, en fait, pour essayer de faire de la propagande ou autre. Ça traite vraiment de tous les sujets et de ce qu’on a vu il n’y a pas d’orientation. Autant les Trump ou autres on voyait qu’ils essayaient de taper sur Clinton ou de faire passer des nouveautés

Luc : Ils racontaient des grosses conneries aussi.

Nico : Ils racontaient des grosses conneries ! Là, non. Pas de sens caché.

Manu : Les trolls d’Europe de l’Est, eux, cherchaient vraiment les clics, en tout cas il semblerait.

Luc : L’un n’empêche pas l’autre. On peut avoir d’un côté des gens qui cherchent à faire de l’argent et de l’autre on peut avoir d’autres personnes qui cherchent à orienter une élection. Éventuellement, on peut même imager orienter l’élection en se faisant de l’argentm ce qui permet à une puissance étrangère d’auto-financer ses services.

Manu : On connaît ça. Il y a notamment les usines à trolls qui sont en Russie et qui ne font que ça.

Luc : Là, en tout cas, on n’est probablement pas dans cette situation-là. On a beaucoup entendu parler de fake news après l’élection, tous les GAFAM se sont retrouvés un peu sur le grill parce qu’on leur a dit, en gros : « Vous avez fait circuler n’importe quelle info, ça a été n’importe quoi ! » Ils ont dit : « Oui, on a pris des tas de mesures pour que ça s’améliore », on avait fait une émission là-dessus, et ils ont eu le plus grand mal à ça parce que c’est compliqué, surtout quand on fait ça automatiquement. Donc on peut imaginer que si ce sont des gens qui veulent faire de l’argent, effectivement ils prennent des sujets complètement neutres, type business, qui n’ont pas de conséquences quelconques.

Manu : Études de marché.

Luc : En se disant on arrivera quand même à gagner un peu d’argent avec ça.

Manu : Oui. On voit sur ces sites une publicité, systématiquement.

Nolwenn : Après, peut-être que c’est aussi un moyen de commencer à attirer des gens qui pourraient se dire que c’est un site sérieux pour, ensuite, faire un système de propagande ou chercher à avoir d’autres trucs que faire du marketing.

Luc : Effectivement. Si le site existe depuis un an et a des centaines d’articles, on va plus lui faire confiance que s’il est là depuis deux mois.

Manu : Ça, ça marcherait peut-être, justement, pour Breaking News qui, probablement, parmi tous ces fakes sites est celui de moins mauvaise qualité, mais pour les autres, par contre, ça se voit.

Luc : Si c’est pour orienter les élections américaines, un site en français ce n’est peut-être pas le mieux !

Manu : On a surtout trouvé, effectivement, des sites en français. Ceci dit, il y a aussi des élections qui arrivent chez nous, donc va savoir ! On en a vu quelques-uns en anglais, mais on n’a pas beaucoup creusé pour l’instant. Est-ce que ça pourrait être pour de l’argent, est-ce que ça pourrait être de la manipulation ? On a vu ça avec Cambridge Analytica. Cambridge Analytica4 c’était des gens qui ont utilisé les systèmes des GAFAM et Internet pour essayer de mettre devant les yeux de ceux qu’ils ciblaient, les électeurs, des informations qui allaient les faire voter ou, même, qui allaient les dégoûter de voter et il semblerait qu’ils ont réussi à dégoûter de voter pas mal de démocrates.

Nico : Et du coup, comment on fait si on ne veut pas se faire avoir par ce genre de site et avoir des sources officielles ou plus ou moins officielles ?

Manu : Déjà, un, on se fera avoir ! Moi je me suis fait avoir, on s’est fait avoir avec déjà deux articles qui sont passés à travers la trappe, donc il faut s’y attendre, on n’est pas surhumains. À un moment donné ça arrive, on croit dans quelque chose de faux et on va peut-être même le relayer, ça arrivera à tout le monde un moment ou à un autre.

Nolwenn : Oui. En plus ça peut arriver très vite de se faire avoir parce que quand on fait sa veille, il y a tellement d’articles à suivre que parfois on survole et on ne fait pas forcément très attention. Ça m’est arrivé il n’y a pas longtemps de tomber sur un article scientifique, commencer à le lire, le trouver intéressant, me dire « je vais le partager avec d’autres gens » ; je le partage, je continue ma lecture et j’ai un doute au bout d’un moment. Je vais voir dans la page « À propos » et je me rends compte que c’est un site scientifique satyrique.

Manu : Ça c’est le meilleur, quand on se fait avoir par l’ironie de la situation !

Luc : C’était un truc sur la mémoire de l’eau ? C’est ça non ?

Nolwenn : Non.

Manu : On pourrait même parler de grands hommes, hum, hum, qui se sont fait attraper par des faux sites ou des faux auteurs, des fausses citations qui les ont eux-mêmes…

Luc : Oui. Après, je te dirais que c’est normal quand tu as quelqu’un qui rédige un article et qui essaye de te coincer. Forcément, quand tu as quelqu’un qui essaye de t’avoir, sur tout un lectorat il y a des gens qui vont tomber dans le panneau, c’est assez naturel. Ce que je trouve assez intéressant là-dedans c’est qu’on a des GAFAM qui essayent toujours, parce que, évidemment, ils ne veulent pas mettre des gens, ça coûte trop cher, ça ne serait pas possible, donc ils veulent faire du traitement automatique de l’information et qu’on a des gens qui soit pour faire de l’argent, soit pour essayer d’orienter l’opinion…

Manu : Ou une autre raison qu’on ne connaît pas encore.

Luc : Réussissent à passer au travers de ces systèmes automatisés et, finalement, à les détourner à leur propre avantage. Ce qui démontre qu’en dépit de leur super intelligence, de leurs IA, de leurs serveurs de dingue, etc., ils sont, au final, toujours vulnérables à ce genre de choses et qu’on ne peut pas s’appuyer sur des IA, sur des systèmes automatiques qui vont nous dire « ça c’est de l’information fiable, ça ce n’en est pas », puisque Google relaie ce genre de site abondamment.

Nico : Du coup faites des vérifications sur les sites internet quand vous voulez vous assurer de la véracité d’un article. Vérifiez les contacts. Vérifiez s’il y a une entreprise derrière, est-ce que c’est public ou pas, parce que, pour la plupart de ces sites internet-là, tout est anonyme, vous pourrez rechercher les détenteurs, les auteurs, ils n’existent pas, il n’y a d’adresse nulle part. Essayez de croiser les informations. Si vous avez, par exemple, un article scientifique, regardez la source de l’article, retrouvez la papier originel, essayez de trouver s’il y a d’autres publications sur le même sujet pour confirmer les choses. Après, le gros problème, c’est comme on dit toujours : « Dix secondes pour être annoncé et dix heures pour être débunké ».

Luc : Nolwenn, toi qui as fait circuler cet article et partagé cet article parodique, comment tu as fait après ?

Nolwenn : J’ai tout de suite réagi, en disant « en fait c’est un article satyrique, mais il est vraiment très bien fait, je suis tombée dans le panneau ». Après, il se trouve que comme il était en anglais et que je suis française, forcément mon anglais n’étant pas natif, j’ai pu me faire avoir plus facilement qu’un anglophone.

Luc : Ça aussi je pense que c’est important : l’un des intérêts d’Internet c’est d’être en relation les uns avec les autres. C’est de s’appuyer aussi sur le sens critique des gens qu’on connaît. On a tous des domaines d’expertise différents et il y a des jours où on est un peu naïf, où on est fatigué et les autres sont là pour ça. Ce qui veut dire également qu’il ne faut pas nécessairement agresser les gens. J’ai vu ça, notamment sur Mastodon5 il y a quelque temps, quelqu’un que je ne connais pas qui s’est mis à moitié à insulter, en tout cas dénigrer quelqu’un qui avait relayé une information. On peut mettre en cause, discuter, en restant sympa sans dire « t’es trop nul ! »
Si ça trouve, nous-mêmes on est complètement fakes ? Non ?

Manu : On est peut-être des IA en train de générer des textes. Bon, l’intérêt il faut voir, ce serait pour augmenter quoi ? Les liens vers LinuxFr6.

Luc : Je ne sais pas, le chaos peut-être.

Nolwenn : Ou les liens vers l’April ou d’autres sites. Oui, on fait de la propagande du Libre après tout. On est là pour ça !

Nico : N’ayez pas forcément confiance dans ce qu’on vous dit, allez vérifier derrière et normalement ça devrait bien se passer.

Luc : Très bien. On se retrouve la semaine prochaine.

Manu : À la semaine prochaine. Peut-être !

Nolwenn : À la semaine prochaine.