L'opération de rachat a fait grand bruit dans le monde du jeu vidéo cette semaine. Le géant américain du logiciel Microsoft fait main basse sur ZeniMax Media, la maison-mère de Bethesda Softworks. Autrement dit, pour les profanes, il acquiert les studios de développement parmi les plus prestigieux de l'industrie avec des titres à succès comme The Elder Scrolls ou Fall Out, vendus à des millions d'exemplaires sur console et PC. Surtout, la transaction devrait s'élever à 7,5 milliards de dollars. C'est la deuxième plus grosse opération dans l'histoire du jeu vidéo, un secteur qui ne connaît pas la crise.

Le secteur ne connaît pas la crise, du moins à ce niveau de l'industrie, celui qu'on appelle « Triple AAA », où les budgets de développement des jeux comme les chiffres de ventes tutoient les sommets. C’est une folle année pour le jeu vidéo, à la faveur du confinement qui a touché une large partie de la planète. Les ventes de jeux, de consoles se sont envolées ce printemps. Et cela ne concerne plus qu'une catégorie de la population. Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, tout le monde a découvert ou redécouvert les jeux vidéos. Cela s'est traduit quasi instantanément dans les ventes. Microsoft, mais aussi Sony et Nintendo ont vu leurs revenus exploser comparé à la même époque l'an dernier. La console « Switch » de Nintendo a plus que doublé ses ventes, notamment grâce au succès du jeu Animal Crossing, le jeu du confinement pour de nombreuses familles en Occident.

La fin de l'année s'annonce pleine de promesses pour le secteur

L'automne est la saison phare pour l'industrie. Depuis mardi, il est possible de précommander sa console de jeux nouvelle génération : une Xbox ou bien une Playstation, les machines produites respectivement par l'Américain Microsoft et le Japonais Sony. C'est donc tout sauf un hasard si le rachat de Bethesda par Microsoft a été annoncé la veille. C'est une réclame géante pour inciter à pencher pour la Xbox. Notamment souscrire à sa plateforme « Xbox Game Pass » qui compte déjà 15 millions d'abonnés. À la manière de Netflix, elle propose un catalogue de jeux, moyennant 10 dollars par mois afin d'en profiter sur console, sur PC, voire sur son smartphone.

Comme pour les consoles physiques, la concurrence du « cloud gaming » est acharnée

Passer d'une partie commencée sur console avant de basculer sur son téléphone, de façon dématérialisée, cette révolution du jeu est déjà en marche. La part du digital dans les ventes a explosé pendant la période du confinement. Et Sony, le concurrent numéro 1 de Microsoft, a une longueur d'avance car il propose déjà sa son offre de « cloud gaming » depuis 2014. D'un point de vue technologique, les experts du secteur s'accordent à dire qu'il est de plus en plus difficile de se démarquer avec les technologies des consoles de salon. Tout l'enjeu est d'attirer le joueur avec un catalogue sans cesse renouvelé. Faute d'avoir pu s'emparer ce mois-ci de TikTok, le réseau social préféré des moins de 25 ans, Microsoft se console en rattrapant son retard historique sur le concurrent Sony en matière d'offres de jeux, dans un secteur qui aura généré l'an dernier 130 milliards de dollars.

► En Bref

Le constructeur automobile Tesla va réduire de moitié le coût de ses batteries électriques d'ici trois ans

Le PDG du groupe Elon Musk l'a promis ce mardi devant les actionnaires via retransmission vidéo, Covid-19 oblige. L'enjeu, c'est de baisser de 10 000 dollars le prix des voitures d’entrée de gamme pour les offrir à 25 000 dollars. Grâce à de nombreuses avancées dans la conception de la voiture et de la batterie, le PDG du groupe s'engage à produire plus vite et moins cher pour parvenir à ses objectifs : élargir le public visé et accélérer par la même occasion l'adoption de l'énergie durable. Selon le patron de Tesla, « c’est la réelle mesure du succès » face au changement climatique, bien sûr.

La compagnie aérienne nationale australienne Qantas arrête de sponsoriser le rugby

Une annonce choc. Fini notamment l'association vieille de 30 ans avec les Wallabies, l'équipe nationale de rugby. Pour la compagnie, impossible de justifier ses dépenses quand dans le même temps les effets économiques de la pandémie l’incitent à supprimer 2 500 emplois et que les pertes financières atteignent près de 2 milliards de dollars.