SocrateSocrate n’a jamais écrit de livre, mais nous avons une idée de sa vie et de ses pensées à travers les écrits de différents témoins : Xénophon, Aristophane, mais surtout Platon.

Socrate est un Athénien dont la mission est « de stimuler les Athéniens comme un taon stimulerait un cheval ».

Contrairement aux penseurs de l’époque, les sophistes (ceux qui savent), Socrate admet son ignorance et est en quête de la sagesse. Il devient ainsi le premier philosophe, l’amoureux de la sagesse.

La quête de la sagesse passe par trouver une définition de la Vertu. D’après lui, si nous savons définir la Vertu alors nous agirons selon son principe. En effet, « nul n’est méchant volontairement ». Si nous agissons par Vice, c’est uniquement que nous n’avons pas connaissance de ce qui est bon.

On peut distinguer 4 niveaux de connaissance:

– je ne sais pas que je ne sais pas : cette situation est décrite dans l’allégorie de la caverne où les hommes sont obnubilés par les ombres projetées sur le mur d’une caverne, sans se rendre compte de leur ignorance. Pour une explication plus complète sur l’allégorie de la caverne, je vous invite à regarder la vidéo suivante.
– je sais que je ne sais pas : c’est la situation dans laquelle se trouve Socrate. C’est ce qui fait de lui, un homme plus sage que celui qui croit savoir.
– je ne sais pas que je sais : A travers un questionnement et un dialogue avec son interlocuteur, Socrate parvient à redécouvrir les réponses que nous avons déjà en nous. D’après lui, dans nos vies antérieures, nous possédions la connaissance, et c’est le rôle de Socrate de faire ressurgir ce savoir, d’accoucher les âmes.
– je sais que je sais :  « c’est qu’on prend plaisir à voir confondre ces gens qui se prétendent sages, et qui ne le sont point; et, en effet, cela n’est pas désagréable »

En 420 avant Jésus-Christ, son ami d’enfance, Céréphon, rend visite à la Pythie de Delphes, la prêtresse des oracles. Celle-ci lui annonce que Socrate est l’homme le plus sage d’Athènes.

Cela surprend Socrate qui ne sait qu’une chose, qu’il ne sait rien! Il va donc interroger les politiques, les artisans, les poètes, et il va se rendre compte que la Pythie a raison.

A force de faire prendre conscience aux Athéniens de leur ignorance, Socrate va se faire juger. Les chefs d’inculpation sont les suivants:
– ne pas reconnaitre les dieux de la Cité
– introduire de nouvelles divinités
– corrompre les jeunes.

Socrate refusa de lire un discours de défense et il préféra raconter sa vie. « L’apologie de Socrate » écrit par Platon est la retranscription de ce procès. Quand il eut la possibilité de proposer une autre peine que la peine de mort, il répondit qu’il ne devrait pas être puni, mais au contraire loué par la ville.
Socrate eut aussi la possibilité de quitter la ville, mais il refusa, préférant respecter le jugement rendu, ayant la conviction profonde de l’immortalité des âmes. Avant de mourir en buvant la cigüe (une plante toxique), Socrate aura alors cette dernière phrase pour régler ses dettes malgré sa mort imminente : « Criton, nous sommes le débiteur d’Asclépios pour un coq ; eh bien ! payez ma dette, pensez-y ».

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