«Courtisane mature atypique, loin des milieux professionnels, d'un excellent niveau socio-culturel, disponible sur rendez-vous». Voilà comment se décrit Ysaline, Genevoise quinquagénaire, sur les «petites annonces coquines» qu'elle prend plaisir à rédiger secrètement en sortant du bureau. Si elle vend ses faveurs sexuelles aujourd'hui (sous pseudo), c'est uniquement pour le frisson: employée du secteur médical de jour, elle n'a pas besoin d'argent. Au micro de Brise Glace, elle raconte les dessous de cette décision prise en toute discrétion pour explorer d'autres corps, dans le respect de soi et de l'autre, après son divorce. En soulignant au passage que son silence nait d'un tabou.