ÉPIDÉMIE : C’EST LA RENTRÉE…ET ÇA REPART 24-08-2020


Invités


Anne-Claude CREMIEUX

Professeure de maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis à Paris


Vincent MARECHAL

Professeur de virologie à Sorbonne Université à Paris


Bruno JEUDY

Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »


Agnès RICARD-HIBON

Urgentiste et présidente de la Société Française de Médecine d'Urgence


Entreprise, école… Le gouvernement est sur tous les fronts. Alors que plus de 4 500 contaminations ont été signalées ces dernières 24h, un record depuis mai, l’exécutif se mobilise pour préparer la reprise et ainsi éviter une seconde vague.

Et le gouvernement se veut rassurant. Il a d’ailleurs décidé de reporter à la semaine prochaine la présentation du plan de relance pour se focaliser sur la rentrée. « Nous mettons au même niveau l'urgence économique et l'urgence sanitaire », a assuré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, ajoutant que le report « ne change rien (...) aux mesures qui seront présentées dans le cadre de ce plan de relance ». Alors que la rentrée scolaire approche à grand pas, la hausse des contaminations inquiète les parents d’élèves et les enseignants. « À nous de bien rassurer 100% des parents », a commenté le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, sur RMC. « Nous avons l'un des protocoles sanitaires les plus stricts d'Europe. (...) Toutes les mesures que nous prenons en matière de rattrapage scolaire, de suivi personnalisé, doivent permettre de créer de bonnes conditions de rentrée pour tous », a-t-il poursuivi. De son côté, après avoir annoncé le port du masque obligatoire en entreprise à compter du 1er septembre, la ministre du travail Elisabeth Borne a prévenu sur Europe 1 qu'il pourrait « y avoir des sanctions », notamment sous forme d’avertissement, en cas de non respect de cette règle par les salariés. Pour la ministre, l'imposition du port du masque dans les entreprises est une mesure nécessaire pour « éviter une deuxième vague » et assurer « la reprise économique ». 

Chaque semaine, ce sont 700 000 tests qui sont réalisés auprès de la population française mais le gouvernement aimerait aller plus loin. D’autres alternatives sont envisagées : en Allemagne, par exemple, les autorités sanitaires ont recours à des tests salivaires pour détecter le virus. Cette technique, moins intrusive que les tests PCR, plus rapide et qui permettrait de désengorger les laboratoires, provoque pourtant la réticence de nombreux pays. En France, ils n’ont pas encore été approuvés et les autorités attendent des données supplémentaires sur leur fiabilité. Mais à l’approche de la rentrée, des voix s’élèvent pour une plus grand utilisation de ces tests. Une association de pédiatres, qui s’inquiètent de l’arrivée de la grippe dont les symptômes sont similaires, les recommandent fortement.

Dans le même temps, à Leipzig, c’est une expérience scientifique, à grandeur réelle, à laquelle les habitants ont participé ce samedi. Des scientifiques ont invité près de 2 000 personnes à venir assister à un concert. Le principe ? Équiper les spectateurs, de 18 à 50 ans, d’un collier avec au bout un "contact tracer". Objectif : étudier les contacts entre eux, selon différents scénarios. Et ainsi adapter, à l’avenir, l’organisation de spectacles et autres grands rassemblements.

Comment le gouvernement anticipe-t-il la rentrée ? Les annonces de l’exécutif rassurent-elles les Français ? Quelles sont les nouvelles techniques de dépistage du coronavirus ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Productions

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