LE TERRORISME FRAPPE L’ECOLE  17-10-2020


Invités


Yves THREARD

Editorialiste, Directeur adjoint de la rédaction du « Figaro »


Anne ROSENCHER

Directrice déléguée de la rédaction de « L’Express »


Eric DELBECQUE

Expert en sécurité intérieure – Auteur de l’ouvrage « Les

Silencieux »


Driss AIT-YOUSSEF

Docteur en droit public-spécialiste des questions de sécurité 


L’effroi en France hier après la découverte à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) d’un corps décapité aux abords du collège du Bois d’Aulne, un quartier pavillonnaire tranquille de la ville. La victime, un professeur d’Histoire-géographie, avait récemment montré en classes des caricatures de Mahomet dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression. Autour de 17 heures, les policiers arrivés sur place ont abattu l’assaillant, qui a crié « Allah Akbar » avant de mourir. 


Celui-ci est un Russe tchétchène de seulement 18 ans, non connu des services de police pour sa radicalisation. Les enquêteurs ont placé neuf personnes en garde à vue, dont un parent d’élèves, et cherchent à savoir si le terroriste a lui-même posté la photo de son acte sur Twitter (en interpellant Emmanuel Macron comme le « dirigeant des infidèles ») ou s’il a bénéficié de l’aide de complices. 


Le président de la République a quant à lui écourté son voyage au Maroc pour se rendre sur place hier soir. « Ils ne passeront pas (…) Toutes celles et ceux qui tiennent la République feront bloc », a martelé le chef de l’Etat. « C’est la République qui est attaquée » avec « l’assassinat ignoble de l’un de ses serviteurs », a de son côté réagi le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui a reçu ce matin les représentants des personnels et des parents d’élèves en promettant de s’adresser prochainement à « tous les professeurs, les personnels et aux familles ». Emmanuel Macron a par ailleurs promis un hommage national pour la victime.


Cette attaque survient en plein procès des attaques de janvier 2015 et trois semaines seulement après celle devant les anciens bureaux de Charlie Hebdo à Paris qui a fait deux blessés. Le journal satirique est lui-même sujet à de nouvelles menaces de mort depuis la republication le 2 septembre dernier de caricatures de Mahomet. La représentation du prophète est interdite par l’Islam sunnite et le ridiculiser ou l’insulter passible de la peine de mort dans certains pays musulmans. C’est donc à nouveau la liberté d’expression qui a été visée par cet acte barbare ce vendredi. 


Mais avec plus de 8000 fichés S en France, la surveillance de ces individus radicalisés est un défi pour les autorités. Car si l’Etat Islamique a perdu la quasi-totalité de son territoire en zone irako-syrienne, ses combattants restent actifs, qu’ils soient emprisonnés sur place, en France, ou bien évaporés dans la nature. 


Dans ce contexte, et suite à cette nouvelle attaque sur notre territoire, à quel degré évaluer la menace terroriste en France ? Quelles mesures et quel modèle de lutte contre le terrorisme suivre ? Et comment éviter que l’Education nationale ne sombre dans une forme d’auto-censure ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Production

Retrouvez C dans l'air sur France.tv



Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.