C dans l'air du 26 décembre :

Entre vaccination et souche anglaise, comment contrôler l'épdémie ?


Après le feu vert donné jeudi par la Haute Autorité de santé, et alors que les premières doses de vaccin arrivent en France aujourd’hui, la campagne vaccinale doit débuter demain.


Elle se fera en trois étapes principales. « La France a fait le choix d’une vaccination progressive, privilégiant en premier lieu les personnes les plus à risques », a déclaré mardi le ministre de la Santé Olivier Véran. Seront donc concernés dans un premier temps, les personnes âgées les plus vulnérables qui résident dans les Ehpad et les unités de soins de longue durée, ce qui représente 14 000 établissements dans tout le pays. Cette première vague de vaccination ciblera aussi les professionnels exerçant dans ces structures. En tout, un million de personnes devraient être vaccinées. Cette première étape durera probablement jusqu’au début de février en raison du délai de trois semaines nécessaires entre l’administration des deux doses du vaccin.


Olivier Véran a tenu à assurer que la vaccination sera « fondée sur le consentement », suite à une polémique concernant une possible mise en place d’un passeport sanitaire, dont certains craignaient qu’il rende, de fait, la vaccination obligatoire.


Au moment où la situation de plusieurs régions inquiète, différents scénarios sont étudiés pour faire face à une possible 3e vague en janvier. Jean Rottner, le président de la région Grand Est, où les signaux sont particulièrement préoccupants, défend l'idée d'un reconfinement plus court que les précédents pour faire face. « Toutes les solutions sont dans les tuyaux », a assuré Olivier Véran. Alors que les mesures gouvernementales ne parviennent pas à faire chuter significativement le nombre de cas, une première contamination par le variant du virus de la Covid apparu au Royaume-Uni a été détectée hier en France. D’autres pays comme l’Espagne ou l’Italie ont déjà annoncé avoir décelé la présence de cette nouvelle souche plus contagieuse que l’ancienne. Un peu partout sur le continent, les dirigeants ont pris des mesures de reconfinement. C’est le cas en Pologne, en Irlande ou encore en Autriche.


A l’inverse, en Chine, les dirigeants du Parti communiste se sont congratulés de leur succès « extrêmement extraordinaire » pour venir à bout de l'épidémie de Covid-19. Ils affirment avoir réussi à se débarrasser quasi totalement du virus et rappellent que leur pays est le seul parmi les grands à avoir poursuivi sa croissance économique cette année. Cette autocongratulation précède de quelques jours l'arrivée dans le pays d'une équipe de l'OMS, pour enquêter sur les origines du virus. La Chine est accusée d'avoir caché au départ son apparition, lui permettant de se répandre dans le monde entier.


Combien de Français faudrait-il vacciner pour enrayer la propagation du virus ? Faut-il craindre une flambée de l’épidémie avec l’arrivée du variant anglais ? La Chine est-elle véritablement débarrassée du Covid-19 ?

 

Les invité.e.s : 

Benjamin DAVIDO - Infectiologue à l'Hôpital Raymond-Poincaré de Garches


Agnès RICARD-HIBON - Urgentiste et ancienne présidente de la société française de médecine d'urgence


Richard HANDSCHUH (par Skype) - Médecin généraliste et membre du syndicat MG France


Anne SENEQUIER (par Skype) - Médecin et co-directrice de l'Observatoire de santé mondiale à l'IRIS


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine

Productions : France Télévisions / Maximal Production

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