OMICRON, LES PROTOCOLES... ET LES COLÈRES – 12/01/22


Invités


BRUNO JEUDY

Rédacteur en chef du service politique - « Paris Match »


JÉRÔME FOURQUET

Directeur département Opinion - Institut de sondages IFOP 

Auteur de « La France sous nos yeux »


NICOLAS BERROD

Journaliste - « Le Parisien - Aujourd’hui en France »


EMMANUELLE ANIZON

Grand reporter - « L’Obs »

Spécialiste des mouvements contestataires


Cette rentrée est décidément mouvementée pour l’exécutif. Après avoir assoupli à trois reprises le protocole sanitaire dans les écoles en une semaine, il doit désormais faire face à une grève nationale, suite à un appel lancé par la majorité des syndicats d'enseignants, pour dénoncer « une pagaille indescriptible » face à l'épidémie de Covid-19 mais également obtenir « les conditions d'une école sécurisée sous Omicron ». Prévue ce jeudi 13 janvier, la mobilisation s'annonce massive.
 

Les enseignants avaient jusqu'à lundi soir pour se déclarer grévistes. Or si le gouvernement comptait sur les annonces de Jean Castex (trois autotests, une attestation...) pour calmer la colère, c'est raté. Le Snuipp-FSU a indiqué mardi que 75 % des enseignants du primaire seraient grévistes jeudi et que la moitié des écoles seraient fermées. « Cette mobilisation historique par son ampleur sur ces vingt dernières années n'est pas une grève contre le virus mais illustre le ras-le-bol grandissant dans les écoles », écrit le syndicat dans un communiqué, en réponse au ministre de l'Education.
 

Très critiqué et contesté, Jean-Michel Blanquer avait appelé mardi à « l'unité de la Nation autour de son école », arguant qu'« on ne fait pas une grève contre un virus ».  Emmanuel Macron a reconnu de son côté « la lassitude » des enseignants et des parents d'élèves face aux protocoles mais a demandé « de la patience » tout en défendant son choix de laisser les écoles ouvertes et de mettre rapidement en œuvre un passe vaccinal.
 

Adopté par les députés après des débats houleux à l’Assemblée la semaine dernière, le projet de loi transformant le passe sanitaire en passe vaccinal est examiné depuis mardi par le Sénat dominé par l’opposition de droite qui entend l’adopter mais après avoir réalisé des modifications significatives. Ainsi les sénateurs ont supprimé la possibilité, pour les gérants des bars et restaurants, de vérifier l’identité de son détenteur. Contre l’avis du gouvernement, les sénateurs ont également prévu de limiter la possibilité d’imposer la présentation d’un passe vaccinal aux personnes de plus de 18 ans. Les mineurs âgés de 12 à 17 ans resteraient soumis à l’obligation de présenter un passe sanitaire.
 

Autre modification majeure, que l’exécutif ne souhaite pas voir inscrite dans la loi : un mécanisme d’ «extinction automatique » du passe vaccinal. En effet, il ne pourrait être imposé que lorsque le nombre d’hospitalisations liées au Covid-19 serait supérieur à 10 000 patients au plan national, et disparaîtrait automatiquement en deçà de ce seuil.
Par ailleurs, au cours des débats nombre d’orateurs ont estimé, à l’instar du rapporteur LR Philippe Bas, que le passe vaccinal, « aussi utile qu’il puisse être, ne répond pas » à l’urgence sanitaire actuelle et au « désordre à l’école, dans le travail et, surtout, à l’hôpital, auquel le gouvernement n’a pas préparé le pays ».
 

Dans les hôpitaux, la pression s’accentue avec désormais plus de 25 000 patients Covid, dont près de 4 000 en soins critiques. Deux semaines après le début du raz-de-marée Omicron, et alors que la vague Delta n’est pas éclusée, les malades du Covid-19 sont nombreux à pousser de nouveau la porte des urgences. Infectés par Omicron, ils semblent pour l’instant rester moins longtemps à l’hôpital que les patients infectés par Delta. Mais la dynamique inquiète sur fond d’explosion des contaminations. Alors face à l'afflux de malades, les médecins en sont réduits à trier leurs patients. Les déprogrammations d'opérations se multiplient. Et pour la première fois de l’année, les personnels hospitaliers ont fait grève mardi pour exiger plus de moyens, de meilleures conditions de travail, et une hausse des salaires.


DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

FORMAT : 65 minutes

PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard

PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions


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