TRUMP : JUSQU'AU BOUT...  18-11-20


Invités


François CLEMENCEAU

Rédacteur en chef international au « Journal du Dimanche »

Anne DEYSINE

Juriste et politologue, spécialiste des Etats-Unis


Nicole BACHARAN (en duplex)

Politologue spécialiste des Etats-Unis

Auteur de « Le monde selon Trump »


Agnès VAHRAMIAN (en duplex de Washington)

Correspondante permanente de France Télévisions aux États-Unis


Deux semaines après l'élection du 3 novembre, Donald Trump affirme toujours qu’il a gagné et fait état, sans preuves, d'irrégularités lors du scrutin. Il est contredit sur ce point par ses propres agences, qui ont déclaré que la présidentielle avait été "la plus sûre de l'histoire des États-Unis". Chris Krebs, le directeur de l'agence chargée de la sécurité des élections (CISA), a rejeté ces derniers jours les accusations de fraude électorale de grande ampleur formulées par la camp Trump. Dans un communiqué, la CISA a notamment indiqué qu’il n’y avait "aucune preuve d'un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit".


Le président sortant a annoncé hier son limogeage. "La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu’il y a eu des irrégularités et des fraudes massives", a écrit Donald Trump dans un tweet. "C’est pourquoi Chris Krebs a été démis de ses fonctions de directeur de l’agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures, avec effet immédiat."


Twitter a très rapidement apposé une mention aux messages publiés par le président sortant pour avertir de la véracité contestée des propos de celui-ci sur le scrutin. Des dizaines d’experts en sécurité électorale ont publié lundi une lettre dans laquelle ils déclarent que les accusations de piratage majeur sont sans fondement et selon eux absurdes. Quand l’opposition démocrate a appelé à accélérer le processus de transition. "Il est pathétique, mais tristement prévisible, que le maintien et la protection de nos processus démocratiques soient une cause de licenciement", a dénoncé le chef démocrate de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff. L’ancienne candidate à la présidentielle, la sénatrice Elizabeth Warren a qualifié pour sa part le limogeage d’"abus de pouvoir" par un président "faible et désespéré" qui relaie des "théories du complot".


Le 45e président des États-Unis, qui a échoué à se faire réélire, contrairement à ses trois prédécesseurs directs Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton, a dès le jour de l’élection adopté une posture très belliqueuse, promettant une guérilla judiciaire. Ses avocats ont multiplié les recours en justice, mais ces derniers s’amenuisent au fur et à mesure, faute de preuves. Cela a notamment été le cas récemment en Pennsylvanie.


Parallèlement, Donald Trump -qui s'est entouré d'une garde rapprochée - a décidé de limoger son ministre de la Défense Mark Esper et laisse entendre qu’il pourrait accélérer le retrait des militaires américains déployés en Afghanistan, en Irak et en Somalie en réduisant le nombre des soldats sur place à la mi-janvier 2021. Un scénario de la "Terre brulée" craint par nombre de chancelleries à travers le monde, au cours d’une période de transition qui a toujours été considérée comme une période fragile.


En face, Joe Biden qui a promis un "gouvernement qui représente l'Amérique" poursuit ses préparatifs pour son futur mandat. Après avoir mis en place une cellule de crise sur la Covid-19 et nommé son chef de cabinet, l’ancien vice-président démocrate a nommé mardi une dizaine de membres de son équipe de campagne pour l’entourer à la Maison Blanche. La composition de son gouvernement devrait, elle, intervenir avant la fin du mois et être confirmée au Sénat en janvier.


Mais d’ici là que va faire Donald Trump ? Quels coups peut-il encore faire à l’international ? A quoi pourrait ressembler sa vie après la Maison Blanche ? Enfin que retenir des mémoires de Barack Obama ?


Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45

Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30

Format : 65 minutes

Présentation : Caroline Roux et Axel de Tarlé

Réalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît Lemoine



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