De nombreuses personnes ranimées après avoir été plongées dans un épisode de coma avancé ou après avoir connu un état de mort clinique, font état d'expériences étranges, connues sous le nom d'"expériences de mort imminente", ou EMI.


D'étonnantes expériences aux portes de la mort


Les EMI ne sont pas des phénomènes rares. Elles concerneraient de 10 à 20 % des personnes survivant à un arrêt cardiaque. Un médecin américain a même constaté, au cours d'une recherche menée en 2014, que près de 40 % des patients interrogés avaient vécu une telle expérience.


De plus, ce curieux phénomène se produit chez des patients de tous âges. Il semble aussi survenir partout dans le monde, sans que la culture propre de chaque peuple semble beaucoup influencer son déroulement.


Certains patients dans le coma ou en état de mort clinique disent entrer dans un tunnel, au bout duquel brille une intense lumière. Certains prétendent rencontrer des défunts, dont des membres de leur famille décédés, qui semblent les attendre.


D'après ces récits, certains patients sortiraient de leur corps, et, parvenus au plafond, se verraient eux-mêmes étendus sur leur lit. Ils verraient aussi toute leur vie défiler rapidement.


Les personnes ayant vécu une EMI resteraient souvent marquées par une expérience qui changerait parfois leur façon de vivre et de penser.


À la recherche d'explications rationnelles


Pour la plupart des scientifiques, qui se refusent a priori à envisager d'autres hypothèses, ces phénomènes ne peuvent qu'avoir une origine organique.


Pour eux, il ne peut donc s'agir que d'illusions, produites par un fonctionnement altéré, ou du moins différent, du cerveau et d'autres organes. Ils pointent en particulier le dérèglement des régions cérébrales impliquées dans le déclenchement des émotions ou la mémoire.


La sécrétion plus abondante de certaines hormones, dans cette ultime étape de la vie, ou le manque d'oxygène pourraient aussi jouer un rôle dans l'apparition de ce que ces médecins qualifient de visions. Autant d'hypothèses qu'il reste à démontrer.


Par ailleurs, le cerveau continuerait d'être actif plusieurs minutes après l'arrêt du cœur. Une certaine forme de conscience pourrait donc subsister durant ce court laps de temps.

 


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