Les "cercles de fées" intriguent les scientifiques depuis plus d'un siècle. Ils sont formés d'une série de cercles arides, bordés par des herbes. D'un diamètre compris entre 2 et 12 mètres, ces disques sont séparés les uns des autres par des distances assez similaires.


On les trouve dans des régions plutôt désertiques de Namibie et d'Australie. Les hypothèses n'ont pas manqué pour tâcher d'expliquer cet étrange phénomène. Certaines ont pu emporter l'adhésion, à un moment donné, comme le rôle éventuel des termites.


D'autres sont plus farfelues. En effet, pour certains, ces mystérieux cercles porteraient la marque des extraterrestres.


Aujourd'hui, cependant, il semble bien que les scientifiques aient réussi à résoudre l'énigme des "cercles de fées". Pour y parvenir, ils se sont livrés à diverses études sur le terrain, utilisant des drones, des capteurs d'humidité et d'autres instruments.


Et ils sont arrivés à une conclusion assez surprenante : ce sont les plantes elles-mêmes qui seraient à l'origine de ces formations. Les herbes les plus vivaces se regrouperaient aux abords des cercles, alors qu'au centre une végétation plus frêle, ne résistant pas à la sécheresse, dépérirait très vite.


Au contraire, les hautes herbes rassemblées autour des cercles produiraient de l'ombre et, en se massant à ces endroits, favoriseraient l'infiltration de l'eau de pluie dans le sol. Ce surplus d'eau gagnerait les racines des plantes avoisinantes, facilitant ainsi l'essor de la végétation.


Autrement dit, ce sont les plantes qui se seraient disposées de cette manière, pour tirer le meilleur parti de conditions climatiques marquées par une forte sécheresse. Cette auto-régulation contribuerait donc au maintien de l'écosystème de ces régions.


Restait à expliquer la forme circulaire de ces figures, et leur espacement régulier. Pour cela, les chercheurs ont recouru au modèle défini, au début des années 1950, par le mathématicien anglais Alan Turing.


Il expliquait que certains systèmes, animal comme végétal, peuvent susciter l'apparition de structures aux motifs très stables. Ces "structures de Turing", comme on les appelle, ont notamment été utilisées pour expliquer les rayures parsemant le pelage des zèbres ou les taches des guépards.

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