Inscrivez-vous à ma newsletter pour recevoir chaque semaine les clés pour entreprendre et réussir dans la mode: http://bit.ly/edlmwebsiteJe résume en 5 minutes chrono les principaux enseignements tirés de chaque épisode du podcastDans ce nouvel épisode nous allons à la rencontre de Regis Pennel, il le président fondateur de l'Exception un concept store créé il y a 6 ans de créateur français et internationaux. Dans cet épisode on revient sur son parcours de polytechnicien passé par la case ministère du budget, on parle de son switch vers le luxe via LVMH, de son blog et de comment Pierre Yves Roussel (Président-directeur général de LVMH Fashion Group) lui a donné l'opportunitée de monter L'Exception alors qu'il était encore en poste chez CELINE, bien sur on parle de ses six années au manette de L'Exception et de beaucoup d'autres sujets. J'ai adoré interviewer Régis, j'espère que vous prendrez autant de plaisir à l'écouter. Pour suivre Régis sur Instagram  et sur Linkedin SE RETROUVER DANS L’EPISODE 01:20 Régis se présente et reprend son parcours depuis Polytechnique jusqu’à CELINE05:30 Son entrée chez CELINE, comment il s’est formé à la mode, on parle de Phoebe Philo et Johnny Coca12:30 Il nous parle de son blog qu‘il a lancé en parallèle de CELINE pour comprendre le milieu 16:00 L’émergence de l’idée de créer L’Exception 17:35 Comment LVMH a déclenché son envie d’entreprendre et comment ils l’ont accompagné 22:30 La POC (Prove Of Concept) de L’Exception, le départ de LVMH, la première levée de fonds Friends & Familly, passer de 40 marques à 100 marques sur le site25:00 Le "business model" d'origine , son quotidien à l’époque, les différents "milestones", les premières levées de fond, pivotage du modèle économique32:00 Sa relation avec ses investisseurs, la vision qu il vend sur ses roads show36:30 Qu’est ce qui a changé dans l’écosystème depuis qu’ils ont démarré40:00 Pourquoi ils sont leaders sur l’homme aujourd’hui en France, qui est le client L’Exception42:00 L’acquisition de ses clients, la communauté L’Exception, le bouche à oreille, le lancement de la marque en propre47:30 Les erreurs de L’Exception48:40 les différences entre le e-commerce et le retail, ce qu’il a appris en ouvrant sa première boutique, qui il a regardé pour se nourrir, s’inspirer52:00 L’accompagnement de la jeune création55:30 Comment il s’y prendrait aujourd’hui pour lancer une marque59:00 Les créateurs qu’il rêverait d’avoir, les pré-requis pour rentrer chez L’Exception, comment il découvre de nouvelles marques01:03:00 Ca ressemble à quoi ses journées, comment il fait pour couper, son moteur, ses outils de productivitéKEY LEARNINGS Le POC de l’exception c’était entrer 40 marques et faire 100K€ en 4 mois et en combien de temps nous ferions le premier million. Se fixer des objectif chiffré et à court terme. D’après Régis, le bon ratios de lever de fond c’est une fois le CA. On a des investisseurs extrêmement bien veillants, qui sont là sur le long terme et qui ne sont pas uniquement là avec des ratios en tête et une sortie a 3 ans et ça ça change tout.Le truc qui est terrible dans l’e-commerce de mode c’est que tu es en road show perpétuel. Le jour où tu as finis ta levée tu est quasiment en train de préparer ton road show suivant.Ça nous met un an à lever des fonds.On est leader sur l’homme car on est quasiment les derniers. On a gagné par abandon. Nous on fait doucement mais surement, on a jamais fait de grosse levée de fonds, on a fait les choses à notre rythme, on a pas fait des croissances à 100% car on avait pas forcement l’argent pour faire ces croissances là. Mais c’est ce qui fait qu aujourd’hui je n’ai pas cramé l’argent que d’autres boîtes ont pu cramer. L’histoire montre que c’est la bonne stratégie.Nous on a pas hacké quoi que ce soit, on a pris les rames et on a ramé à contre courant et on rame tous les jours.On a un service qui est top, on cherche de nouvel marques, on fait de l’acquisition de client, on fidélise et on re-fidélise. On a pas fait de gros coup médiatiques.On est bon en exécutions. On vit pas sur un coup de buzz. Pour l’acquisition on a les piliers, on a la presse pour la notoriété, on a Adwords pour la conversion immédiate, Facebook pour l’acquisition de nouvelle clientèle et le branding, Instragram et le re-targetting, on a le guifting, un peu d’influence, on prends tous ces piliers la et on essaye de les optimiser au maximum,On a un gros projet sur l’hiver qui est de sortir notre marque en propre. On a un vrai effet boule de neige sur l’homme.Il y a eu un virage qu’on a eu du mal a faire qui était le fait qu'on soit uniquement marque française, on s’était mis nous même dans une niche, il fallait absolument en sortir et on a mis beaucoup de temps a en sortir. C’était sur notre signature, sur notre logo « sélecteur de créateur français » , en 2017 on a rentré des marques étrangères car on n’arrivait plus a sourcer sur le marcher français et on arrivait pas à proposer au client ce qu’il avait envie d’acheter.Dans le retail on va dépendre du trafique, de l’offre et surtout on va dépendre du personnel de vente. On est sur un business qui est très difficile, 80% des marques avec qui on avait commencé n’existent plus. Les marques quand elles démarrent, elles sont petites, elle arrivent très rapidement a faire un premier chiffre d’affaire, à rentrer 10, 20 boutiques. Puis elle arrivent a un seuil qu’elles ont du mal à dépasser. Il y a une double problématique: le financement des productions, des collections de plus en plus large , des salons à financer et une problématique simplement humaine, au bout de 2 ou 3 ans d’existence, la personne a besoin de vivre, de se payer, et au bout de 2 ans elles se demande comment elle va arriver a se payer et si ça va être comme ça à vie.Passer des 20 point de vente à 100/ 200 c’est ce qui est le plus difficile. Les clés pour passer de 20 à 100 comme AMI. Il y a 3 choses qui sont déterminante, nous on l’a vu chez AMI c’est le bon produit, au bon prix, qui permet de trouver le bon client. Ensuite savoir se renouveler suffisamment, AMI arrive à introduire de nouvelles choses à chaque collection. Et la troisième chose c’est le financement, AMI a réussi a faire tout de suite une grosse levée de fond et a réussi tout de suite a faire une production très grosse, ouvrir des boutiques.Faire des salons avec ses "samples" c’est un modèle qui ne marche plus. Il faut y retourner à un moment. Il faut démarrer digital car c’est là que il y a les plus grosses croissances.Une marque comme Coralie Marabelle qui est une marque très image, mais qui utilise les technique des marques digital natives pour s’adresser directement au client finale plutôt que de s’adresser à des revendeurs.On y revient au whole sale, car en fait les marques se rendent compte que ouvrir que des boutiques ça suffit pas car il faut aussi être sur des point de vente image et faire du volume pour faire diminuer les coûts de production.L’idéal ça serait un mixte digitale et de wholesale. Hors la valeur ajouter d’une marque digitale c’est qu’elle casse les prix mais la structure de prix ne correspond plus au modèle whole sale. En fait il faudrait l’intégrer dès le début à la réflexion.Je fais tous les salons, je vais de la première allée à la dernière allée. Si il y a une marque que je connais pas je me dis que c’est pas normale. Tous les showrooms, je demande à voir toutes les marques puis beaucoup de veille sur la presse, sur Instagram.Ce qui me drive c’est d’amener L’Exception le plus loin possible, que ce soit le concept store de créateur de reference dans le monde.RÉFÉRENCES DANS L’EPISODE Impala - Jacques Veyrat Le slip Français Coralie Marabelle