« L'homme qui voulait faire de la télévision un art. » Plongée dans la télé des années 90 et la société du spectacle avec Aurélien Bellanger qui publie "Téléréalité".

« Bagarre dans la Discothèque » dès 11h30, avec Xavier Vanbuggenhout et Gorian Delpâture.

Et dès midi :

Les sorties BD avec Xavier Vanbuggenhout :

  • « Stuck Rubber Baby » de Howard Cruse (Casterman)
  • « Dans la nuit noire » de David Small (Delcourt)
  • « Le retour du Messie Verset 1 » de Mark Russell, Richard Pace, Leonard Kirk et Andy Troy (Delcourt)

L'écrivain français Aurélien Bellanger pour son pour roman "Téléréalité" (Gallimard).

Le double coup de cœur de Gorian Delpâture : "Histoire des Sioux. Des siècles de liberté à la réserve, 1650-1890" de George E. Hyde (Éditions du Rocher)et "L'Aube américaine" de Joy Harjo (Éditions Globe).

"Histoire des Sioux" : l'avènement de cette trilogie sur les Sioux, rédigée de 1937 à 1961, demeure une étape unique quant à l'utilisation de sources écrites allant du XVe au XIXe siècle auxquelles s'ajoutent des témoignages directs par ceux ayant vécu les dernières décennies de la fin d'un monde. Des premières migrations dès 1650 aux années 1890, l'ouvrage reconstitue méticuleusement l'histoire des Sioux tetons-lakotas : fratricide guerres intertribales, affrontements contre l'armée américaine, conflits avec les marchands de la Frontière et les agents de réserve. Quant aux chefs, Hyde démontre que la dynamique de cette histoire a pour beaucoup procédé du succès ou de l'échec de ces derniers à comprendre la futilité de résister aux Américains. En ce sens il établit les différences entre le duo Sitting Bull-Crazy Horse et le duo Red Cloud-Spotted Tail, celui-ci ayant eu la patience, la diplomatie d'effectuer l'inévitable transition du passage des siècles de liberté à l'enferment dans les réserves.

"L'Aube américaine" : 28 mai 1830. Le président Jackson signe la loi de déportation des peuples amérindiens. Cinq tribus de l'Est, dont les Cherokees et les Creeks, prennent la route de l'exil, qui sera appelée « la Piste des larmes ». Avant le départ certains sont forcés d'assister à l'intrusion dans leurs maisons de colons armés de Bibles et de fusils.

Parmi eux, l'ancêtre de Joy Harjo, Grand-père Monahwee, offre son portrait à l'un de ces gentlemen en le priant de le montrer à ses enfants et de leur raconter son histoire. Quant à moi, dit-il, je ne désire plus voir un seul visage blanc quand j'aurai franchi le Grand Fleuve et serai arrivé en Oklahoma. Il vivra presque centenaire et tiendra parole.
Deux siècles plus tard, Joy Harjo décide de revenir sur ces terres par de vieilles pistes. Pour dire l'espérance sans taire la colère. Pour rendre justice à la souffrance sans négliger l'amour intact de la Nature et de tous ses habitants. Pour maintenir la mémoire vive sans entraver le repos des morts. Pour accomplir les rituels, pour réparer ce qui peut l'être, pour épargner aux enfants et petits-enfants les nœuds inextricables des regrets.