Le réalisateur d' "Indochine", Oscar du meilleur film étranger en 1991, signe son premier roman, "Les Prix d'excellence", une histoire d'amour romanesque et trépidante, avec, en arrière-plan, les bruissements du monde de mai 68 à nos jours...

L'auteur de BD François Ayroles pour "Les moments clés du Journal de Spirou 1937/1985" (Dupuis).
L'histoire du Journal de Spirou et des éditions Dupuis de 1938 à 1985 à travers 180 dessins humoristiques par François Ayroles...

Les monstres au cinéma, un feuilleton de Dominick Martinot-Lagarde.
Épisode 5 : à l'occasion du BIFFF, le Festival International du Film Fantastique de Bruxelles, qui se tient jusqu'au 15 avril, Dick TOMASOVIC, professeur à l'Université de Liège et spécialiste du cinéma "grand public", ressort les monstres du placard, de dessous le lit, de l`armoire où ils nous terrorisaient pendant notre enfance. Il va aussi, pourquoi pas, révéler le monstre qui se cache en nous... Les monstres au cinéma, leurs figures iconiques, nés de l'imagination d'un écrivain, ou de nos peurs ancestrales, se pressent à nos portes dans cette série réalisée par Dominick Martinot-Lagarde. Revenus d'entre les morts, ceux qui envahissent le studio aujourd'hui sont en horde. Les zombies. Ces êtres décharnés, repoussants, sanguinolents, n'ayant pour objectif que de transmettre le virus qui les rend aussi décharnés, comme à la fin du clip « Thriller » de Michael Jackson. Car les années 80 sont celles de leur grand retour. Leur objectif ? Nous détruire. Détruire chacun de nous par l'inéluctabilité de ce virus, voire, détruire toute la race humaine. Quelque chose d'insaisissable, violent, brulant d'actualité et que l'on se refuse à voir.

Régis Wargnier, le réalisateur du film « Indochine », pour son premier roman "Les Prix d'excellence" (Grasset).
Les prix d'excellence, ce sont Mathilde et George, vingt ans d'écart : elle, une fille de la bonne bourgeoisie textile du nord de la France ; lui, le fils d'un G.I. et d'une Vietnamienne, adopté par de petits épiciers parisiens. Dans les années 80, Mathilde, passionnée de cinema, rompt avec sa famille, fait sa vie avec un cheminot, devient scénariste ; George suit de brillantes études en Suisse, puis part pour les Etats-Unis où il se spécialise dans la biologie. Lorsqu'ils se rencontrent, en 1989, leur entente est immédiate, évidente. Ils ne deviennent pas amants, car chacun aime intensément de son côté (Mathilde, son mari ; George, un Nord-coréen), mais ils se savent unis par la passion. Ils s'écrivent, ils s'admirent. Le succès vient, et l'espoir : Mathilde est primée pour un film à Cannes, George fait des découvertes scientifiques de première importance. Mais le vieux monde, celui de la convention et de l'envie, n'en veut pas : une cabale se monte. Mathilde et George recevront-ils le prix d'excellence de la vie? Une histoire d'amour romanesque et trépidante, avec, en arrière-plan, les bruissements du monde de mai 68 à nos jours.

Nicolas Herman nous emmène à l'expo "Promesses d'un visage. L'art du portrait des primitifs flamands au selfie", à voir jusqu'au 15/07 aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.