Personne ne peut résumer à lui seul la gauche et l’écologie
Le patron des socialistes français a d’abord évoqué les difficultés de la gauche à s’unir. "Le problème des gens de gauche c’est qu’ils aiment trop l’histoire. Ils regardent ce qui s’est passé hier pour reconfigurer ce qui se passera demain. Cette erreur a été commisse et personne ne peut résumer à lui seul la gauche et l’écologie. Ce n’est pas parce que les écologistes ont fait 13% qu’ils sont le sel de la terre. (…) il faut trouver la capacité à se réinventer collectivement". Aucun des désaccords au sein de la gauche ne rend les partis de gauche irréconciliables.
 

 

Pour un ISF vert
Olivier Faure reconnaît que la gauche doit trouver une nouvelle identité. "Cela se fera, dit-il, sur deux thèmes : la justice sociale et fiscale et la défense de la biodiversité car ce sont les plus faibles qui souffrent le plus des ravages humains et des ravages sur la nature." C’est dans ce cadre qu’il propose d’une part un ISF vert et d’autre part que les dépenses écologiques et les dépenses militaires liées aux opérations anti-terroristes en Afrique ne soient pas prises en compte dans les 3% de déficit admis par l’Union européenne.
 

Macron, un Dracula qui mène la politique d’Alain Juppé
Le Premier secrétaire du parti socialiste estime qu’Emmanuel Macron est devenu le champion de la droite. "L’électorat de Macron n’est plus un électorat de gauche. Celui qui se voulait le Dracula de la politique française et qui avait saigné les uns et les autres, de Dracula a commencé avec un rhésus sanguin gauche moins et deux ans après il a un rhésus sanguin droite plus. Il est devenu le champion de la droite et mène la politique qu’aurait mené Alain Juppé." Il ajouté qu’il y a "une forme de démagogie populiste chez Emmanuel Macron".