La France cassée en quatre
A la veille du premier tour, le directeur de l'Institut Montaigne voit le corps électoral comme un "kaléidoscope cassé en quatre blocs" : une France des villes, peuplée de jeunes actifs, plutôt favorables à Emmanuel Macron ; une France rurale et notable plutôt acquise à François Fillon ; une France périurbaine délaissée qui se tourne vers Marine Le Pen, et une France des exclus qui votera pour Jean-Luc Mélenchon.
 

Rassembler et dépasser les clivages
"L'enjeu du futur président sera d'être capable de rassembler et de dépasser ces clivages" estime le directeur de l'Institut Montaigne. Convaincu que "la liberté de commercer assure la paix entre les nations", Laurent Bigorgne estime que "les populistes affaiblissent économiquement les populations qu'ils vont flatter".
 

Face aux trois candidats de la dépense
Laurent Bigorgne estime enfin que, "face aux trois candidats de la dépense qui nous emmènent en terre inconnue", Emmanuel Macron et François Fillon incarnent, chacun à leur manière, une réorientation de la fiscalité vers une nouvelle compétitivité, au prix d'une réduction du train de vie de l'Etat.