Aujourd’hui, c’est la Fête nationale suisse. Comme notre pays fonctionne en démocratie directe, pour marquer le coup, voici nos 5 jeux de vote préférés.


Bonne fête, la Suisse !

Après avoir souhaité bonne fête à la France il y a quelques jours le 14 juillet, passons aujourd’hui à notre pays, la Suisse. Qui, aujourd’hui, premier août, célèbre sa fête nationale.

Comme on l’apprend sur le site officiel du gouvernement helvétique, au fil des siècles, la Suisse a évolué d’un tissu d’alliances entre villes et communautés rurales vers l’État fédéral que nous connaissons aujourd’hui, constitué de 26 cantons.

 Peinture représentant plusieurs hommes armés levant les mains en signe de serment commun..Le serment du Grütli est le mythe fondateur de la Suisse. En 1291, les cantons d’Uri, de Schwyz et d’Unterwald s’allient contre la domination étrangère des Habsbourg. © Collections photographiques de la Confédération suisse.

Rattaché à l’Empire romain, le territoire suisse sera marqué pendant le Haut Moyen Âge par le christianisme, les invasions barbares et la domination de différents peuples.

Le Pacte fédéral conclu en 1291 est considéré depuis le XIXe siècle comme l’acte de naissance de la Confédération suisse. À cette époque, les trois communautés des vallées d’Uri, de Schwyz et d’Unterwald s’allient afin de mieux défendre leurs libertés contre toute agression extérieure.

Mais au fait, d’où vient la tradition du 1er août ?

Depuis quand fête-t-on le premier août en Suisse ? On a commencé à penser à une fête nationale à la fin du 19e siècle. Au moment où les autres États européens se dotaient eux aussi d’une fête nationale.

Le premier écrit qui en parle date de 1889. La Confédération helvétique émet le vœu de vouloir fêter l’anniversaire des 600 ans de création de la Suisse deux ans plus tard, soit en 1891. Le but ? Marquer de manière officielle la date de la création de la Suisse lors du pacte qui avait été conclu entre les trois communautés, qui allaient devenir les trois premiers cantons, Uri, Schwyz et Unterwald. Ce pacte a été donc conclu au début août 1291.

C’est donc deux ans avant le 600e que le projet naquit. Et c’est en 1891 que la fête fut pérennisée. Avec, chaque année, à cette date, des sonneries de cloches pour rappeler aux Suissesses et Suisses qu’ils sont en train de célébrer la création du pays.

À noter qu’au contraire de la plupart des autres pays, notre fête nationale n’implique pas de défilé ou de démonstration martiaux. Tout est civil. Cloches et feux d’artifice. À la fin du 19e siècle, on parlait d’allumer des feux pour commémorer la date. Feux qui existent encore dans de nombreuses commune. Et / ou feux d’artifice. Sauf cette année avec la sécheresse. De nombreux cantons, dont le nôtre, Genève, les interdisent.

Les valeurs nationales qu’on exaltait le jour de la fête nationale à la fin du 19e siècle étaient, dans l’ensemble, les mêmes qu’aujourd’hui. Ce sont globalement des valeurs qui sont substituées par le terme de liberté. Avec en proue la liberté individuelle et son expression institutionnelle, la démocratie.

Parlons-en, justement, de cette démocratie.

En Suisse, une démocratie (vraiment) directe

Pour faire simple et court, en Suisse, on vote sur tout, tout le temps. En vrai, en Suisse, on ne vote « que » jusqu’à quatre fois par an, l’ensemble du corps électoral, soit 5,5 millions d’individus, sur une population totale de 8,67 millions, est appelé aux urnes pour donner son avis sur un très large éventail de questions pouvant concerner autant l’avenir du pays que la vie quotidienne. Et cela fonctionne depuis bientôt un siècle et demi !

Au total, 220 initiatives populaires ont été soumises à une votation depuis 1891, année où cet outil inédit fut mis en place. Un grand motif de fierté pour nous, les Suissesses et les Suisses.

Il faut préciser que notre pays et composé de 26 cantons, tous différents, avec un pays fragmenté de quatre langues nationales et quantité de dialectes et de cultures diverses et variées. Et comme chaque canton possède son propre parlement et son propre gouvernement, la démocratie directe permet de faire tenir le tout. Différents, mais liés. Par notre possibilité institutionnelle d’exprimer notre liberté et diversité.

Mais au fond, c’est quoi, la démocratie directe ?

Pour faire simple, c’est quand la population peut elle-même légiférer. Refuser une loi introduite par les instances politiques ou en introduire une nouvelle.

Le principe ? N’importe quel groupe de citoyens a le droit de se saisir d’un sujet et de le soumettre au peuple. Seule condition pour que le vote ait lieu : que l’initiative en question récolte 100 000 signatures en dix-huit mois.

Au fil des années, les Suisses ont ainsi pu se pencher sur des projets aussi divers que «l’interdiction d’abattre le bétail de boucherie sans l’avoir préalablement étourdi» (première initiative, en 1893, vote «oui»), ainsi que la prohibition des maisons de jeu (en 1921, «oui») et celle des sociétés franc-maçonniques (en 1937, vote «non»). Ou encore «pour l’instauration de douze dimanches par année sans véhicules à moteur ni avions» (en 1978, «non») et sur l’«Initiative pour les vaches à cornes» (en 2018, «non»). Oui, vous avez bien lu. En Suisse, on vote pour ou contre les vaches à cornes. Enfin, dans le détail c’est un peu plus compliqué que cela. Mais en gros, c’est ça.

Les prochaines votations ont lieu dans quelques semaines, le 25 septembre, sur :

  1. Initiative populaire du 17 septembre 2019 « Non à l’élevage intensif en Suisse »
  2. Arrêté fédéral du 17 décembre 2021 sur le financement additionnel de l’AVS par le biais d’un relèvement de la TVA
  3. Modification du 17 décembre 2021 de la loi fédérale sur l’assurance-vieillesse et survivants (LAVS)
  4. Modification du 17 décembre 2021 de la loi fédérale sur l’impôt anticipé

Si vous n’avez rien compris, c’est normal. Rassurez-vous. C’est le cas de beaucoup de gens aussi en Suisse. Je vous l’ai dit, en Suisse, on vote sur tout, tout le temps. Et… tant mieux ?

Suisse, soupe et soupape

Ce système unique au monde a aussi le mérite de canaliser frustrations et colères. Alors qu’en France le mécontentement s’exprime souvent dans la rue ou par la grève, ou en bloquant un giratoire affublé d’un gilet de couleur…

En Suisse, l’une des injonctions qui résonnent le plus fréquemment de ce côté-ci des Alpes reste : «Si vous n’êtes pas contents, lancez votre initiative !» Certains sociologues parlent volontiers d’«effet soupape».

Et non seulement en Suisse on peut introduire de nouvelles lois, mais on peut également les refuser. C’est ce qu’on appelle le référendum.

Il devient une sorte de droit de véto quand une loi ne nous convient pas. Les citoyens peuvent en effet déclencher un vote populaire sur un texte passé au Parlement. Pour cela, il suffit de 50 000 signatures (soit environ 1 % du corps électoral) rassemblées en cent jours.

Mais pas seulement

Et en plus de cela, notre système politique est également une démocratie indirecte. Car notre Confédération est dirigée par un organe collégial. Élu par le parlement tous les quatre ans, lui-même élu par le peuple, le Conseil fédéral est une sorte de gouvernement de coalition où cohabitent les quatre principales forces politiques.

Et ses sept membres sont sur un pied d’égalité. La ou le président dirige les séances et représente le pays, mais n’est qu’un primus inter pares, sans pouvoir hiérarchique.

Cette charge est d’ailleurs assumée à tour de rôle par un membre de l’équipe. Et notre président ou présidente change chaque année. Oui, chaque année ! Comme les maires des grandes villes, par ailleurs. Le cas à Genève. Une dynamique qui a le mérite de ne pas concentrer le pouvoir sur une même personne trop longtemps.

Quelles sont les origines historiques de la démocratie directe en Suisse ?

La démocratie directe en Suisse a une longue histoire. Les communautés montagnardes de Suisse centrale (régies par des assemblées populaires, ou Landsgemeinden) et urbaines (comme Zurich ou Lucerne), qui formaient la Suisse médiévale, avaient développé dès le XIIIe siècle des moyens de dialogue garants de leur indépendance contre les convoitises des Habsbourg et de la Maison de Savoie. Les deux grandes puissances régionales de l’époque.

Les guerres existaient, certes, mais les Confédérés apprirent à sceller des compromis, malgré leur hétérogénéité. Pour éviter que leur faiblesse ne les place à la merci des… ambitions étrangères.

L’idée moderne de démocratie directe naît sous la Restauration avec la montée en puissance du mouvement libéral. La souveraineté du peuple était reconnue, restait à l’organiser. Dès les années 1860, l’aile gauche du mouvement radical, qui a créé la Suisse dite moderne en 1848, peaufine ces outils en gardant en mémoire l’idéal de la Landsgemeinde, mais adapté à une société en mutation.

Le rôle du Parlement n’a jamais été contesté. Le référendum, qui permet de s’opposer à une loi votée par le Parlement, est adopté sur le plan national en 1874 et l’initiative populaire, qui permet au peuple de proposer une modification partielle de la Constitution fédérale, en 1891.

Et il faut le noter, la Révolution française, en particulier, a eu un impact sur les institutions suisses.

La Révolution française, qui entre en Suisse en même temps que les armées du Directoire en 1798, apporte les idéaux de liberté et d’égalité et renverse l’Ancien Régime helvétique. Puis Bonaparte réorganise la Suisse en 1803 en respectant les caractéristiques propres à chaque canton.

À la Suisse centralisée construite sur le modèle républicain en 1798, il substitue une Suisse rétablie dans son fédéralisme ancestral, où chaque canton s’organise comme il l’entend et quand bien même la Suisse devient un satellite de la France.

La démocratie directe à la mode helvétique se nourrit à la fois du mythe romantique de la pureté alpestre et de l’idée rationnelle d’un citoyen capable de décider seul de son destin.

Pour faire honneur à notre système politique, unique au monde, et pour célébrer aujourd’hui notre fête nationale, voici nos 5 jeux préférés de vote. Ou quand les jeux de société permettent d’exprimer nos opinions, nos décisions.

Nos 5 jeux de société préférés de vote pour célébrer la fête nationale suisse

Résistance

Résistance – ainsi que son alternative arthurienne, Avalon – reprend le jeu du Loup-Garou, qui reprend, lui, le jeu Mafia. Avec toutefois deux subtilités, importantes : personne n’est éliminé pendant la partie, et on peut y jouer sans avoir besoin de MJ qui gère le jeu.

Comme son titre l’indique, dans Résistance, vous incarnez des agents qui… résistent, contre un régime dictatorial. La mécanique est hyper simple. Le grand intérêt du jeu réside dans les discussions, les alliances, les manipulations. Et les votes. D’abord ouverts, puis cachés.

Les résistants doivent tenter de trouver les espions, bien cachés, pour mettre toutes leurs chances de leur côté. Et ainsi atteindre leur objectif. Tandis que les espions doivent quant à eux faire échouer les missions sans se faire découvrir. Une belle ambiance paranoïaque s’installe à la table ! Du bluff, des magouilles, des votes. Aucun rapport avec la Suisse.

⚙ Catégorie : Petit jeu de bluff et de vote

🚻 Nombre de joueurs et de joueuses : 5 à 10 (tourne mieux à 6-8)

🧮 Âge conseillé : Dès 12 ans

🎒 ITHEM : 3 sur 5

🤝 IGUS : 5 sur 5

🌱 EcoScore : C

22 euros chez Philibert 22 euros chez Play-in


L’Insondable

Pour toutes celles et tous ceux qui sont (re)tombés amoureux des jeux de société au début des années 2000, le jeu de plateau Battlestar Galactica de Corey Konieczka a été une œuvre charnière. Ce fut le cas pour moi. Combinant des mécanismes de jeu désormais omniprésents comme des défis à relever ensemble en mode coopératif et des rôles cachés, le jeu offrait la bonne combinaison pour grand public et aficionados.

Mais comme c’est si souvent le cas avec les « vieux » titres, le jeu n’a plus été édité. Il a rapidement été épuisé. Heureusement, Fantasy Flight Games / Asmodee est (re)venu à la rescousse en ressortant une nouvelle édition, une nouvelle version, avec un nouveau thème. Bye bye BSG, plus « à la mode » aujourd’hui en 2022, et bonjour Arkham et Cthulhu. Toujours « à la mode » depuis bientôt cent ans.

On n’est dorénavant plus perdu dans l’espace mais à bord d’un bateau à vapeur voguant sur l’Atlantique, le Titanic Atlantica. Et là, c’est le drame. Qui sont les créatures qui se cachent parmi les humains ? L’Insondable, c’est Loups-Garous sur un plateau, en plus long, comptez des parties de 4h quand même, plus riche, plus mémorable. Et sans aucune élimination. Si vous aimez paranoïer, bluffer et mentir, L’Insondable est un must-have ! Et comme dans le jeu il va falloir placer une carte pour voter pour savoir comment réagir face à une situation, on se croirait un peu comme en… Suisse. Avec largement beaucoup moins de créatures affreuses et surnaturelles.

⚙ Catégorie : Gros jeu pour public expert

🚻 Nombre de joueurs et de joueuses : 3 à 6 (tourne mieux à 5-6. Pas terroche à moins)

🧮 Âge conseillé : Dès 14 ans (pas moins. Mais au fait, à partir de quel âge faut-il jouer à des jeux bluff avec des enfants ?)

🎒 ITHEM : 5 sur 5

🤝 IGUS : 5 sur 5

🌱 EcoScore : E

👉 On en parle ici

72 euros chez Philibert 72 euros chez Play-in


Dixit

Faut-il encore le présenter ?

C’est le jeu de vote par excellence. C’est le jeu de déduction d’image par excellence. C’est le jeu culte par excellence.

Ce vainqueur du Spiel des Jahres de 2010 est trompeusement simple. Une personne commence par choisir une carte en main à partir d’une sélection de cartes illustrées par des images somptueuses, abstraites et oniriques. Et est-ce que j’ai déjà dit : « somptueuses » ?

Cette personne improvise une phrase, un mot, un truc, n’importe quoi, pour décrire la carte et l’énonce à haute voix. Les autres à la table choisissent alors une carte de leur main qui correspond le mieux avec l’annonce. Toutes les cartes sélectionnées sont mélangées et révélées. Puis chaque poersonne doit voter pour la carte initiale à retrouver.

Et là, c’est le drame.

Si personne ou tout le monde a retrouvé la carte, la personne qui a sorti la carte de départ ne reçoit aucun point, toutes les autres oui. Si une ou plusieurs personnes, mais pas toutes, trouvent, ces personnes et celle de départ remportent des points.

Il faut donc se montrer subtil, ni trop, ni trop peu, pour que d’autres puissent voter et trouver, mais pas trop non plus. Dixit est un grand classique des jeux de société modernes !

⚙ Catégorie : Jeu de déduction d’images et de vote pour tout public

🚻 Nombre de joueurs et de joueuses : 3 à 6 (tourne mieux à 5-6)

🧮 Âge conseillé : Dès 8 ans (voire même dès 6-7 ans)

🎒 ITHEM : 1 sur 5

🤝 IGUS : 2 sur 5

🌱 EcoScore : A

30 euros chez Philibert 30 euros chez Play-in


Le Dilemme du Roi

Gros carton en 2020. Intense, passionnant, profond, complexe.

Dans Le Dilemme du Roi, vous incarnez les représentants de familles influentes qui siègent au Conseil du roi. C’est sur vos épaules que repose le sort du royaume. De la politique et des votes, donc. À chaque manche, vous piochez une carte du dessous du paquet Dilemme et vous faites peu à peu avancer l’histoire du jeu, du royaume. Chaque carte est unique et vous posera un problème que vous allez devoir gérer. Vous devrez discuter, négocier et prendre des décisions.

Tout l’intérêt et la difficulté du jeu réside dans le subtil équilibre à trouver entre intérêt général et intérêt personnel de votre faction. Le Dilemme du Roi devient VOTRE dilemme à VOUS !

Le Dilemme du Roi est plus qu’un jeu. C’est une expérience ! Une expérience ludique narrative, interactive, intense, épique, sociale et politique.

Le Dilemme du Roi va vous emmener en territoire éthique, vicieux et imprévisible. Pas comme en Suisse ? Avec la possibilité de voter. Comme en Suisse. En attendant la suite, Le Dilemme de la Reine, annoncée pour 2023 si tout va bien.

⚙ Catégorie : Gros jeu politique

🚻 Nombre de joueurs et de joueuses : 3 à 5 (tourne mieux à 4)

🧮 Âge conseillé : Dès 14 ans (pas moins. C’est du lourd quand même)

🎒 ITHEM : 5 sur 5

🤝 IGUS : 5 sur 5

🌱 EcoScore : C

75 euros chez Philibert 75 euros chez Play-in


Fluxx

Un choix étrange, me direz-vous, pour conclure cette liste de nos 5 jeux préférés de vote pour célébrer la démocratie directe suisse.

Fluxx est un mini-jeu de cartes, joué avec un deck spécial. Il se distingue de la plupart des autres jeux de cartes, car les règles et les conditions de victoire sont modifiées tout au long du jeu, via les cartes jouées.

Dans Fluxx, on ne vote pas, donc oui je triche un poil, mais les règles, les lois du jeu évoluent constamment au fil de la partie. Comme en… Suisse, justement. Des vaches à cornes, on dit oui ou on dit non ?

Sorti en 1996, Fluxx a depuis été décliné en de multiples thèmes : Cthulhu (encore ?), Star Trek, Batman, Marvel, etc. Aujourd’hui, pour une raison qui m’échappe, tellement il est chaotique, délirant et éclectique, le jeu n’est plus édité en français. Mais ça pourrait changer.

⚙ Catégorie : Petit jeu de cartes tout public

🚻 Nombre de joueurs et de joueuses : 2 à 6 (tourne mieux à 3-6)

🧮 Âge conseillé : Dès 10 ans

🎒 ITHEM : 1 sur 5

🤝 IGUS : 2 sur 5

🌱 EcoScore : A


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Article écrit par Gus. Rédacteur-en-chef de Gus&Co. Travaille dans le monde du jeu depuis 1989 comme auteur et journaliste. Et comme joueur, surtout. Est également pilote de chasse pour l’armée américaine, top-modèle, bio-généticien spécialiste en résurrection de dinosaures, champion du monde de boxe thaï et de pâtisserie végane, inventeur de l’iPhone et mythomane.


Et vous, quels jeux de vote pouvez-vous recommander ? Laissez-nous un petit commentaire, on adore vous lire. Et bonne fête nationale suisse à vous !

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