conscient de ce danger qu'il évoque dans l'introduction à son essai. Si ce gros livre privilégie en effet l'aspect financier, il est avant tout un «voyage» à travers toute l'histoire du peuple juif des origines à la fin de 2001. Ce qui donne à certains chapitres, surtout vers la fin, un caractère un peu sommaire. Mais cet ouvrage brasse une telle masse d'histoires, d'informations et d'analyses que sa lecture est un bon «investissement», pour rester dans le domaine économique!
Le découpage chronologique fonctionne sur le parallélisme que Jacques Attali a décelé entre les cinq livres du Pentateuque et les grandes périodes de l'histoire juive. La Genèse est dans les deux cas, la naissance d'un peuple, la constitution de ses lois et son arrivée dans un lieu d'exil, l'Egypte dans le Livre et l'Empire romain vers l'an 70 de notre ère, dans l'histoire réelle. L'Exode est mis en correspondance avec le millénaire passé à l'ombre de Rome jusqu'au départ vers l'Europe chrétienne vers l'an mil. En écho au Lévitique, l'auteur recense les lois, les vicissitudes subies dans les marges des royaumes occidentaux jusqu'aux Révolutions de la fin du XVIIIe siècle. Enfin, il cite les Nombres, qui, dans la Bible, évoquent une période de croissance et d'expansion suivie de massacres puis de l'arrivée en Terre promise. «Exactement comme dans l'histoire réelle où les merveilleuses promesses des Lumières accouchèrent indirectement de la Shoah puis de la création d'Israël.» Le Livre et l'Histoire marchent donc ensemble.
«Le judaïsme commence par un voyage», constate Attali. Un terrible sentiment de répétition assombrit ce parcours: fuyant les persécutions, une communauté s'installe dans un nouveau pays, s'y construit une existence entre assimilation aux coutumes locales et maintien des lois propres, se rend indispensable, peut-être trop. Puis le rapport se dégrade, des interdictions se lèvent, des massacres se perpétuent et l'exil recommence.
Les juifs ont inventé les échanges monétaires, plus tard aussi les lettres de change, les chèques, le crédit. Un parallèle existe entre la monnaie comme instrument d'échange universel et le Dieu unique. Un peuple nomade ne peut transporter d'encombrantes richesses pas plus qu'un panthéon nombreux: il faut voyager léger. Quand on ne peut pas faire fructifier l'espace, il faut mettre à profit le temps. Les juifs peuvent donc tirer intérêt de l'argent, ce n'est pas immoral, pourvu que ce ne soit pas entre eux, au nom de la solidarité. Alors que tant les chrétiens que les musulmans interdisent cette pratique.
Pour les chrétiens, l'argent est stérile, une conception qui renvoie à la haine de la sexualité, interdite hors mariage. Il leur est recommandé d'être pauvres alors que pour les juifs, au contraire, «il est souhaitable d'être riche», à condition que ces richesses ne soient acquises au détriment de personne, qu'elles soient créées. Elles sont un moyen de servir Dieu et d'être utiles aux autres. Les lois qui règlent les modalités de l'entraide perdurent d'ailleurs à travers toute l'histoire. En Europe, les juifs vont donc devenir les prêteurs des autres communautés. Ils seront courtiers, banquiers, changeurs, occupant dans la société une place inférieure mais indispensable. On va leur en vouloir de jouer le rôle qu'on leur a assigné. Et même si l'immense majorité du peuple est composée d'artisans, d'ouvriers, de petits employés souvent misérables, l'ostracisme va frapper l'ensemble de la communauté. On connaît les vieux fantasmes que recense l'ouvrage: déicides, voleurs et assassins d'enfants, buveurs de sang. On sait aussi quelles furent les conséquences de ces représentations. Si le peuple juif a pu survivre à des siècles d'errances et d'exils, c'est qu'il s'est donné dès l'origine un ensemble de règles transmises de génération en génération, avec l'obligation pour chacun de lire et de commenter sans fin le Livre.
Enfin, cet ouvrage touche à l'une des icônes de la sociologie, la théorie de Max Weber qui attribuait, en 1904, à l'éthique protestante le développement du capitalisme. Une théorie qui n'a eu tant de succès que parce qu'elle légitimait la suprématie anglo-saxonne, proteste Attali. Les lois juives ont permis pourtant l'émergence d'une économie d'investissement et de profit bien avant la Réforme.

L’amour est un mystère pour ceux qui le vivent, un mystère pour ceux qui le regardent. Nous constatons, mais nous ne comprenons pas. Pourquoi ? Parce que ce qui nous lie à l’autre est inexplicable. Aimer vraiment, c’est aller vers quelqu’un, non pas seulement pour son image (sa beauté, sa ressemblance avec tel ou tel), ni pour ce qu’il symbolise (un père, une mère, le pouvoir, l’argent), mais pour son secret. Ce secret que nous ne savons pas nommer, et qui va rencontrer le nôtre : un manque ressenti depuis l’enfance, une souffrance singulière, indéfinissable. « L’amour s’adresse à notre part d’inconnu, explique le psychanalyste Patrick Lambouley.
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