Conférence de Pauline Hélou-de La Grandière, restauratrice de peintures

Le dialogue entre Pierre Soulages et sa restauratrice a été initié à l’INP il y a 15 ans et continue au fil des œuvres restaurées ou simplement oscultées. S’il a permis de percer certains mystères, notamment celui de « la Maladie de Montparnasse » qui touche les peintures des années cinquante-soixante, c’est aussi grâce à ces entretiens réguliers qu’on comprend le génie technologique développé par Soulages pour créer ses matières inédites pour les brous de noix, pour les surfaces des Outrenoirs, ou encore pour les contrastes en matière des acryliques mates et brillantes plus récentes. Très soucieux de la pérennité de ses oeuvres, Pierre Soulages et sa femme Colette se sont prêtés avec générosité à ces entretiens particuliers, qui permettent d’accéder à un haut niveau de connaissance des œuvres, pour que celui en charge de la conservation de l’œuvre puisse rester conforme à l’intention artistique initiale.