En raison de leur intérêt historique ou artistique, certains biens sont identifiés comme les témoins privilégiés d’une identité collective. Cette sélection induit des choix et permet de construire une histoire commune. Mais le renoncement à la patrimonialisation de certains biens est tout aussi signifiant que leur préservation : ces choix sont effectués par la·le professionnel·le dans le cadre de sa pratique, mais aussi par la collectivité selon ses valeurs et le regard qu’elle porte sur son héritage historique. Il appartient alors aux chercheur·euses de révéler ces biens pour pouvoir les faire entrer en patrimoine.

et enregistrement est composé des interventions suivantes :

  • Conférence introductive : Libres propos d’un historien (qui est aussi fonctionnaire du ministère de la Culture) sur « Censure et patrimoine » – Marc Olivier Baruch (directeur d’études, EHESS)
  • L'illusion de la neutralité ? Actes archivistiques, pratiques professionnelles et régulations sociales – Bénédicte Grailles (Maîtresse de conférences en archivistique, Université d'Angers)
  • Musées d’anthropologie et de société : le syndrome du politique correct – André Delpuech (directeur, musée de l’Homme)
  • Révéler le patrimoine censuré : l’exemple de l’archéologie de l’esclavage – Damien Leroy (conservateur du patrimoine, sous-direction de l’archéologie)

Enregistré sur Zoom le 4 février 2021