Deuxième séance de suite durant laquelle les marchés ne font strictement rien. Bon, non, en fait ce n’est pas vrai, l’ensemble des marchés n’ont pas fait grand-chose et terminent légèrement plus faibles, un peu comme si, tout d’un coup, plus personne ne s’intéressait au « macro » et l’on ne regardait plus que les histoires individuelles. Chose qui ne nous est plus arrivé depuis…

Euh… Depuis…

Depuis très longtemps.

Aux USA, le S&P500 reculait de 0.13%, pendant que l’Eurostoxx abandonnait 0.34%. Pas de quoi se relever la nuit non plus. Pour ce qui est des indices, on a l’impression que tout le monde attend la réunion de la BCE pour y voir plus clair. Histoire de voir si Draghi va rajouter 15 ou 20 milliards de QE par mois, comme pas mal de monde l’attend. Ce qui, entre nous soit dit, ne devrait pas changer grand-chose, puisqu’avec 65 milliards, l’Europe à l’air aussi poussive qu’une Trabant sortie des usines en 1964, on voit assez mal pourquoi 20 milliards de plus changeraient la donne – de nos jours, pour 20 milliards, tu ne fais plus rien dans une économie.

bombNéanmoins, il semblerait que le marché se repose là dessus, attendant un signe de la BCE pour se décider à bouger dans leur « globalité ». On verra bien, mais j’ai un peu le sentiment que ça va être un coup d’épée dans l’eau de plus.

En attendant il se passe des trucs au niveau micro puisque c’est la saison des résultats et que chaque jour il y a du matos pour démonter une action en tout petits morceaux ou, au contraire, penser que le fait qu’une star de la télé investit dans un titre va changer la destinée de la société en question.

Dans les petites histoires à retenir, on notera que St-Gobain baissait de 3.3%, entraînant le secteur industriel avec eux, tout cela suite à un downgrade de l’UBS qui pense que « certains risques en provenance des marchés émergents, pourraient, à terme, éventuellement et potentiellement, mettre la pression sur la société dans les trimestres à venir ». On voit que l’utilisation du conditionnel et la généreuse multiplication des adverbes qui disent que si on se trompe c’est pas de notre faute, reste à la mode.

Du côté de l’acier, c’est également la fête au village, tout le secteur était sous pression suite à l’annonce de Tata Steel qui annonçait sont intention de stopper la production d’acier en Angleterre et de virer les 1’200 derniers employés qui donnaient là-dedans. Tata perdait 14% suite à l’annonce et il est assez rare de voir une compagnie baisser alors qu’ils licencient. Dans son sillage, Tata a entraîné le secteur, Tenaris et Arcelor en tête.

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