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Si vous venez lire ou écouter cette chronique pour savoir ce qui s’est passé hier, vous pouvez retourner vous coucher, il ne s’est rien passé. Bon, d’accord, ce n’est pas exact, mais pour être franc, la journée fût plutôt placée sous le signe de l’interrogation après une semaine riche en évènements.

Le simple fait d’être au plus haut de tous les temps provoque inévitablement une vague d’interrogations. Tout d’abord parce que personne n’y croit et ensuite parce que tout le monde cherche à être le premier à shorter le marché pour devenir très très riche durant le prochain « krach ». Le seul problème, c’est que ça ne fonctionne pas comme ça, en général, dans les livres d’histoire de la finance, on trouve très peu de « krachs attendus ». Ou alors seulement à Genève, où quand vous parlez du krach de la bulle internet de l’an 2000, tout le monde avait vendu avant et tout le monde savait que ça ne pouvait pas durer. Mais ça, c’est parce qu’il y en n’a point comme nous.

Autrement, dans la vraie vie, lorsque TOUT LE MONDE réduit son exposition aux actions pour prévenir le « krach annoncé » (depuis 2 ans), forcément, ça continue de monter et ça fait enrager, parce qu’on est n’est pas dedans et qu’on regarde passer le train du Bull Market Express et qu’on en profite pas vraiment. Après chaque nouveau record d’altitude, on se rassure donc avec quelques séances qui laissent penser que l’on « ne peut plus en avant » et qui nous rassurent et nous font dire que, « cette fois c’est sûr, on n’ira pas plus haut ». À moins qu’on y aille. Plus haut.

Après les chiffres de l’emploi canonissimes de vendredi (sur le papier), nous sommes en train de nous interroger sur l’éventuelle prochaine hausse des taux de la FED. Il est clair qu’il y a encore une semaine, personne n’aurait parié son argent de poche sur une hausse des taux en septembre, mais soudainement, on se dit que si l’on continue à engager à tour de bras des types pour débarrasser les tables et remplir les sac à commissions dans les supermarchés, le tout à 4 dollars de l’heure, on devrait rapidement ne plus savoir quoi faire de la croissance américaine.

Les chaleurs estivales nous ont amené à saisir notre paire de jumelles à l’envers afin d’observer l’autre extrémité du classement et ce que nous y avons découvert est parfois surprenant. Découvrez le bottom 25.

Les chaleurs estivales nous ont amené à saisir notre paire de jumelles à l’envers afin d’observer l’autre extrémité du classement et ce que nous y avons découvert est parfois surprenant. Découvrez le bottom 25.

Trêve de plaisanteries.

À l’heure actuelle, la FED va devoir faire face au délicat challenge de monter ou de ne pas monter les taux en fonction des prochains chiffres économiques, une hausse trop forte, trop tôt serait mal perçue par le marché et pas de hausse du tout, pousserait les gens à s’interroger sur la véracité des chiffres économiques en question. Pour le moment, nous n’avons pas encore assez de recul, mais on commence à se poser des questions sur la durée de vie du Bull Market actuel. C’est de ça que la journée d’hier a été faite principalement. De long débats ennuyeux et ésotériques sur la possibilité que ça puisse monter encore ou pas. Personnellement, comme je l’ai dit il y a quelques semaines dans une chronique qui s’intitulait : « un marché qui ne baisse pas est un marché qui monte »,  je reste convaincu que tant que « tout le monde » guette le krach avec cette conviction profonde qu’ils ne se feront pas reprendre dans la même lame de fond qu’en 2008, je suis persuadé que l’on ne baissera pas, un krach prévu ne fait pas partie de mes convictions.

J’attends toujours une euphorie pour commencer à m’inquiéter et comme la plupart des intervenants sont sous-exposés en actions, il n’y a rien à vendre pour nourrir la baisse et ce n’est pas les fonds shorts qui vont trouver la munition nécessaire pour générer une correction longue et durable. Pour le moment.

Je répète la citation de Templeton :

« Les bull markets naissent dans le pessimisme, croissent dans le scepticisme, deviennent matures dans l’optimisme et meurent dans l’euphorie »

J’attends donc patiemment l’euphorie pour commencer à paniquer.

Mis à part les discussions de bar d’hier sur la pérennité du Bull Market, il y a eu deux ou trois nouvelles qui ont secoué les places de bourse au niveau local et très spécifique, c’est ce que l’on appelle de la Micro-économie.


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