Le mois de février a été l’écho du mois de janvier. Deux phases mais, à la fin, une forte baisse qui affecte principalement les marchés des actions. La propagation du COVID-19 met sous les projecteurs les faiblesses de nos sociétés globales. Les foyers de contagion quittent la Chine pour atteindre le cœur de l’Europe.

Les banquiers centraux se préparent, à l’image de la Fed qui a réduit ses taux directeurs de 0,50 point de pourcentage lors d’une séance extraordinaire. Mais, comme le souligne les membres des banques centrales, cette politique des taux ne suffira pas et il faudra que les états mettent en place des mesures budgétaires.

En période d’incertitude, le franc suisse agit comme une valeur refuge et il n’a pas échappé à la règle en février. Ceci a pesé sur les rendements des différentes classes d’actifs étrangères. Plus globalement, ce dernier mois a été caractérisé par des ventes massives d’actions ce qui a entraîné les marchés domestiques comme étrangers dans une baisse d’environ 7,50%.

Par contre, les marchés obligataires surtout de qualité ont bénéficié d’un apport d’argent frais. Le Bund allemand comme le 10 ans de la Confédération ont été recherché

En moyenne, les caisses de pension suisses de l’échantillon affichent donc une baisse de 2,31% sur le mois. Les grandes caisses affichent les meilleurs résultats (-2,01%%). Suivent les caisses de petite taille (-2,45%) et les moyennes (-2,47%) ferment la marche.

La performance des différentes classes d’actifs montre, comme le mois précédent, la très bonne performance des obligations devisées en francs suisses. Avec un gain de 0,77%, elles sont clairement la meilleure classe d’actifs. Suivent le Private Equity/Infrastructure, les autres obligations, les hedge funds et l’immobilier. Les actions suisses sont les grandes perdantes avec -7,57% juste derrière les actions étrangères à -7,50%.

Il faut souligner que le Private Equity/Infrastructure n’a pas encore subi les baisses du marché des actions listées car son évaluation est soumise à un temps beaucoup plus long (le propre des investissements à long terme).

Source : Pictet Asset Management

L’indice Pictet LPP 2015-60 souffre de la mauvaise performance des actions. A contrario, l’indice Pictet ayant 75% en obligations continue de bénéficier relativement de la situation. Toutefois, contrairement au mois de janvier, tous les portefeuilles finissent dans le rouge.

Le ratio risque/performance sur les 36 derniers mois, se situe à 1,20. La valeur la plus élevée se trouve chez les grandes caisses de pension (1,42) alors que les petites caisses de pension n’enregistrent que 1,06. Au milieu se trouvent les caisses de taille moyenne avec un ratio de 1,18. Le ratio c’est fortement dégradé en février.

Les structures de placement ont été fortement influencées par la tenue des différentes classes d’actifs. Nous pouvons constater que la part dédiée aux actions, suisses et étrangères, a cassé la barre des 30%.

 

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