J’admet que c’est totalement incroyable, mais soudainement, alors que l’on ne parle plus de la FED, de la Chine ou du sauvetage de la Grèce, hier nous avons trouvé moyen de trouver soudainement de l’intérêt pour des histoires individuelles, qui n’avaient plus rien à voir avec la géopolitique. Comme quoi, lorsque l’on ouvre les rideaux, on se rend compte soudainement qu’il se passe quelque chose à l’extérieur.

Bon, pour être franc, on n’a pas totalement oublié la géopolitique, parce qu’hier il faut tout de même attribuer une partie de la hausse américaine aux commentaires de Dennis Lockhart (de la FED) qui estime qu’il est toujours plus que probable que la Réserve Fédérale monte les taux d’ici la fin de l’année. Quant à l’Europe elle s’est soudainement souvenue que la Grèce existe – alors que l’on s’en fiche totalement depuis le sauvetage – mais hier nous avons salué l’élection de Tsipras, tel le Messie qui va tout régler.

Aux USA, il faut également noter que c’est admirable de voir un marché qui monte « parce qu’on va sûrement monter les taux » – c’est un peu comme si l’on annonçait que dès la semaine prochaine, respirer deviendra payant et que les gens trouvaient ça trop cool. Mais on veut tellement lever cette incertitude qui nous tenaille que l’on serait prêt à accepter n’importe quoi.

Pour le reste, il y a de quoi faire.

Tout d’abord ; l’événement de la journée c’est Volkswagen qui a donc avoué avoir triché sur les émissions polluantes de ses moteurs diesels aux USA. Le titre s’est fait littéralement massacrer, abandonnant plus de 20% au pire de la journée, même chose pour Porsche qui est intimement lié à VW.

La première chose que l’on peut retenir, c’est qu’évidemment ça, va faire très mal en terme d’amende. La seconde chose c’est que soudainement les Américains sont très préoccupés par le problème de la pollution, surtout quand c’est les autres. Et puis, il est vrai, le problème c’est qu’aux USA, quand il s’agit d’amendes, ça peut vite faire très mal, on sait que lorsque que l’on aborde ce genre de sujet, les Etats-Unis sont capables de sortir des chiffres dépassent l’entendement. On parle de 18 milliards de dollars. C’est clair que ça peut faire mal à VW, par contre il plus que probable que l’on continue à voir circuler des Golf, des 911 et des Cayenne’s, ce qui fait qu’à un moment, il faudra quand même mettre un prix sur ces deux actions.

À ce jour, nous avons effacé à peu près deux ans de hausse sur VW et perdu près de 50% depuis le mois de mars. À bon entendeur.

vow

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