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Le S&P500 vient de terminer en baisse pour la septième fois consécutive, on est en train de battre des records. La dernière fois que l’on a baissé aussi longtemps et régulièrement, c’était en 2011 pendant que l’on était obsédé par le « fiscal cliff » – que l’on a totalement oublié d’ailleurs, bien que rien ne soit vraiment réglé – sauf qu’en 2011, le marché avait perdu 8.6% en 7 séances de baisse. Aujourd’hui nous en sommes à 2.5% en7 séances de baisse, ce qui résume bien l’ambiance.

Ne cherchez pas des raisons ésotériques et fondamentales. Il ne s’est rien passé de plus que les éternelles tergiversations sur l’arrivée de tel ou telle à la présidence. Les chiffres économiques, tout le monde s’en tape, les chiffres du trimestre, tout le monde s’en tape aussi, la FED a annoncé hier qu’elle ne faisait rien au sujet des taux, maintenant les experts sont « certains à 75% » que la FED montera les taux en décembre, mais en attendant, on ne parle que de qui entre la peste et le choléra sera élu Président des USA.

Et la conclusion est la suivante :

« Les intervenants préfèrent rater le rallye « post électoral » en cas d’élection d’Hillary, plutôt que de se faire défoncer dans le krach annoncé en cas de victoire de Trump. Comme le coude à coude se ressert un peu plus chaque jour, l’incertitude aussi. Prendre une décision d’investissement aujourd’hui, s’apparenterait à une espèce de folie douce.

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En conclusion, tout le monde vit sur ses acquis et tente de conserver la performance des portefeuilles actuelle. On est en mode « brace, brace, brace » et tout risque pris à l’aube de cette pathétique élection présidentielle serait considéré comme un « pétage de plombs en règle ». Donc dans le doute on ne fait rien et le marché baisse. Lentement, mais sûrement. Dans un monde normal on serait en train de paniquer parce que les supports du S&P500 sont en train de lâcher que l’on pourrait avoir une accélération baissière à tout instant, mais pas là parce que nous sommes anesthésiés par l’élection et puis c’est tout.

En Europe, c’est pire. On revendique notre différence, on clame haut et fort que les Américains et nous, c’est pas pareil, néanmoins, l’Europe baisse deux fois plus que le marché US pour les mêmes raisons. La trouille de voir Trump au pouvoir fait baliser les Européens a un tel point que l’on se demande si certains d’entre nous ne craignent pas que l’autre abruti bombarde Berlin à l’arme nucléaire en souvenir de la guerre 39-45. En cas d’élection, bien sûr.

Bref, l’Europe baisse, les USA baissent, le dollar baisse, le pétrole baisse et l’or monte. Forcément on a besoin de se sentir rassuré, en sécurité. Il est vrai que quand Trump attaquera la Corée et la Russie, on se sentira beaucoup mieux, barricadés derrière nos lingots – pour autant que les ETF’s que nous avons acheté aient eu le temps de nous « livrer physique ». L’or est à 1304$ ce matin et le pétrole est en chute libre à 45.79$ parce que les inventaires « était trop hauts », je cite.

BANNIERE


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