Il est d’ores et déjà certain que l’exercice 2022 restera dans les annales d’Idorsia. Cinq ans seulement après sa création, la petite entreprise pharmaceutique d’Allschwil, dans le canton de Bâle-Campagne, a mis sur le marché ses deux premiers médicaments. «Le lancement de nos premiers produits a transformé l’entreprise en une entité commerciale», a commenté le CFO André C. Muller sur les progrès réalisés.

Double succès au Japon et aux États-Unis

C’est au Japon qu’Idorsia remporte son premier succès. Au pays du soleil levant, l’entreprise lance le Pivlaz en avril dernier pour traiter les patients souffrant d’hémorragie sous-arachnoïdienne anévrismale – une hémorragie soudaine dans une partie spécifique du cerveau et potentiellement mortelle. Peu après, c’est aux États-Unis qu’Idorsia lance le Quviviq, un médicament destiné aux adultes souffrant d’insomnie, également autorisé depuis par la Commission européenne. Si Idorsia jouit d’une position unique en Europe grâce au mode d’action spécifique du Quviviq, ce somnifère doit encore s’imposer outre-Atlantique face à ses deux concurrents le «Belsomra» et le «Dayvigo».

De nouveaux produits prometteurs au potentiel élevé

Idorsia ne se repose pas pour autant sur ses lauriers. L’entreprise a en effet trois autres produits en phase III des essais cliniques. Le plus prometteur d’entre eux est actuellement l’Aprocitentan, un médicament contre l’hypertension résistante. Il s’agit là un marché énorme puisque, selon une étude récente, c’est plus d’un milliard de personnes dans le monde qui souffre d’hypertension, soit environ deux fois plus qu’il y a 40 ans. Une demande d’autorisation de mise sur le marché devrait être déposée auprès de la Food and Drug Administration américaine avant la fin de l’année pour ce médicament développé en coopération avec Janssen Biotech. La filiale de Johnson & Johnson détient certes les droits de commercialisation, mais Idorsia perçoit jusqu’à 35% de redevances sur les recettes nettes annuelles. Les analystes de la banque Vontobel tablent sur un chiffre d’affaires record de plus de 2 milliards de dollars.

Le Cenerimod est, quant à lui, sur le point d’entrer en phase III. Ce produit contre le lupus érythémateux disséminé, une maladie auto-immune rare, a déjà obtenu de bons résultats lors des essais. Même si le chemin est encore long jusqu’à sa mise en vente (envisagée au plus tôt en 2027 par la banque Vontobel), ce médicament présente un fort potentiel. Vontobel estime qu’il pourrait générer 200 millions de francs suisses de revenus par an.

Certains revers viennent toutefois rappeler que tout développement n’est pas systématiquement couronné de succès. Idorsia a connu en peu de temps deux échecs dans ses recherches. En effet, à l’automne 2021, le Lucerastat, destiné au traitement d’un trouble du métabolisme appelé «maladie de Fabry», a échoué en phase finale. Idorsia n’entend pas pour autant abandonner complètement ce produit et continue de l’étudier. Il en va autrement pour l’ACT-539313, une substance active contre les troubles alimentaires. En mai 2022, l’étude de phase IIa n’a pas donné satisfaction et le développement de la substance a été stoppé.

Des flux de trésorerie positifs grâce aux nouveaux produits

Les échecs font partie des aléas du secteur, tout comme les coûts élevés de développement et de mise sur le marché. Il n’est donc guère étonnant que les comptes d’Idorsia soient encore aujourd’hui profondément dans le rouge. Au premier semestre 2022, le résultat net s’élevait à -395 millions de francs suisses, contre -223 millions sur la même période de l’exercice précédent. Les pertes devraient également se creuser sur l’ensemble de l’exercice 2022. Le Conseil d’administration s’attend ainsi à un déficit de 785 millions de francs suisses, contre 625 millions l’année précédente. Toutefois, ces mauvais chiffres devraient bientôt appartenir au passé. L’objectif est en effet de devenir rentable en 2025, avec un chiffre d’affaires annuel net de plus d’un milliard de francs suisses. Pour y parvenir, il sera primordial d’utiliser au mieux la trésorerie. Au premier semestre, les liquidités ont diminué de 455 millions de francs suisses pour atteindre 733 millions. Si ce rythme se maintient, Idorsia devra, comme l’année dernière, faire appel au marché des capitaux. Toutefois, les ventes des produits Pivlaz et Quviviq, qui ont démarré, devraient bientôt avoir un impact positif sur les flux de trésorerie.

Bientôt un retour en force?

Les étapes cruciales franchies par Idorsia cette année ont marqué les marchés boursiers. Après avoir atteint des sommets en 2021, la valeur du titre a connu des fluctuations à la baisse. En plus des turbulences générales sur les marchés, les revers dans la mise au point de nouveaux médicaments ont contribué à cette perte de vitesse. Il semble toutefois que l’action ait maintenant atteint un plancher. Mieux encore, Idorsia pourrait amorcer un retour en force. En quelques semaines, l’action est passée de 10.83 francs suisses à plus de 15. La ligne des 100 jours a même pu être brièvement dépassée. D’un point de vue technique, la consolidation qui s’en est suivie n’est pas inhabituelle après une appréciation aussi forte. Les optimistes diront que l’action ne fait que reprendre son souffle avant de poursuivre son ascension.

Un investissement judicieux

Pour les investisseurs qui n’ont pas peur du risque et qui considèrent ce scénario haussier comme probable, le moment est venu de prendre une position longue. Ils pourront choisir entre deux stratégies : miser à court terme sur un retour au plus haut intermédiaire de 15.99 francs suisses ou miser sur un retournement de cours à plus long terme en supposant qu’Idorsia développera de nouveaux médicaments et trouvera le chemin des bénéfices.

Le mini-long (valeur 121550882), récemment émis sur Swiss DOTS par BNP Paribas, est particulièrement approprié à la première de ces stratégies. Ce mini-future, qui peut être tradé chaque jour à la bourse de 8h00 à 22h00, offre un effet de levier de 4.8. Le Stop Loss se situe à 12 francs suisses et, dans le mouvement de consolidation actuelle, laisse donc à l’action Idorsia une marge à la baisse de 13%. Ceux qui souhaitent un peu plus de sécurité peuvent opter pour le mini-future (valeur 120513086). Ce produit open end, également proposé par BNP, offre une marge de 26.6% – un surcroît de sécurité qui se fait au détriment de l’effet de levier (3.0). Si un mini-future atteint son Stop Loss, les détenteurs reçoivent une valeur résiduelle égale à la différence entre le cours actuel du sous-jacent et le prix d’exercice.

Les warrants sont une autre manière d’obtenir des rendements élevés avec une faible mise de fonds par rapport à un investissement direct dans le sous-jacent. Le warrant call (valeur 118846857) de la Société Générale est parfait pour miser sur un retournement durable du cours d’Idorsia. Son prix d’exercice se situe à 16 francs suisses, avec un effet de levier de 5.6 et une échéance fixée au 16 juin 2023. Cela laisse suffisamment de temps à l’action d’effectuer un retour en force.

2022.09.29.IdorsiaGraphique Idorsia (sur 1 an) avec moyenne mobile sur 100 jours

 

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