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Hier les Allemands étaient en vacances. Du coup la Deutsche Bank ne pouvait pas faire office de « régulateur obsessionnel » des marchés. Il a donc fallu se concentrer sur autre chose. Tout d’abord il y avait les élections américaines qui sont en train d’entrer dans la dernière ligne droite, les deux camps jettent toutes leurs forces dans la bataille et toutes leurs forces veut forcément dire, tout les trucs pourris qu’ils ont encore en réserve.

En tous les cas, à voir la tournure que cela prend, les Américains ne vont pas devoir choisir le meilleur Président, mais plutôt le moins mauvais. On l’a déjà dit dans ces colonnes ; « les élections américaines, c’est choisir entre la peste et le choléra ». Un peu comme en France dans quelques mois.

En tous les cas, on utilise les sondages et les dernières nouvelles dites « électorales » pour justifier les mouvements des marchés quand ça nous arrange. Il faut dire qu’hier nous étions plus préoccupés par l’avenir de la Deutsche Bank, pour autant qu’elle en ait un, et par le BREXIT, puisque l’interview de Theresa May dans le Sunday Times a soudainement fait réaliser à tout le monde que l’Angleterre allait sortir de l’Europe. Du coup on craignait que le divorce se passe mal.

Pour être très franc avec vous, lorsque les marchés ont « peur » du BREXIT, six mois AVANT que l’Angleterre ne tire définitivement la prise, me fait doucement rigoler. C’est plutôt que l’on n’a rien à dire, parce que vous ne me ferez pas croire que les « investisseurs » prennent soudainement des décisions dans leur portefeuille avec un horizon à 6 mois.

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Non, comme d’habitude ; on réagit dans le feu de l’action et les titres que nous aurons vendus hier, seront rachetés et revendus environ 212 fois avant que Madame May commence vraiment la procédure de divorce et à chaque fois, l’opération aura une excellente justification. Une fois ça sera l’éventuelle élection de Trump, une fois celle d’Hillary, une fois ça sera l’éventuelle fin de la Deutsche Bank, ou pas, une fois ça sera la météo à Wall Street et une fois ça sera la veille des vacances et on ne va pas « garder des positions » pendant que l’on part faire du ski à Noël – dans le cas hypothétique où il y aurait de la neige.

Bref, les justifications d’hier étaient comme d’habitude, celles que l’on a envie d’écouter. Néanmoins, entre le Brexit et la Deutsche Bank, on se posait des questions aux USA et c’est soi-disant pour ça que l’on finissait légèrement en baisse. L’Allemagne était donc fermée, la France ne foutait rien et le Footsie s’envolait pendant que la Livre se faisait défoncer et s’éloignait de sa bouée de sauvetage des 1.30… Le Sterling est officiellement en train de tenter de battre le record de plongée en apnée, poids constant.

Pour le reste il y avait tout de même quelques nouvelles importantes, Tesla qui prenait 4.7% après avoir publié des ventes record pendant que le reste des chiffres du secteur automobile étaient déprimants. Il y avait aussi Twitter qui prenait 4% et des poussières parce qu’après Disney et SalesForce, c’est Google qui a engagé du monde pour évaluer « l’intérêt d’un bid ». Disney reste également au centre des rumeurs, puisque maintenant, on parle du rachat de NetFlix par Mickey. Mais la nouvelle qui monopolisait les médias hier, c’est tout de même le fait que Kim Kardashian se soit fait piquer des bijoux à Paris pendant la « fashion week ». Le tout par des faux policiers déguisés.

On voit tout de suite que l’on a des priorités. Déjà voyager à Paris avec des millions de dollars de bijoux, faut être un tout petit peu con quand même, et en plus, que la totalité des médias en fasse LA nouvelle du jour, la, ça dépasse l’entendement…

Bon, il faut quand même reconnaître que ce que Kim Kardashian apporte au monde est extrêmement important. Elle apporte quoi déjà ? Ah oui… Rien..

La bonne nouvelle c’est que Wall Street n’a pas déclenché de sell-off dans la foulée.

BANNIERE


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