Je dois avouer qu’il n’est pas simple de faire le tri dans le pourquoi du comment nous sommes en zone de panique, mais une chose est certaine, les intervenants sont en mode « moi d’abord, les femmes et les enfants ensuite, s’il reste de la place dans les canots de sauvetage ».

Nous sommes toujours extrêmement déprimés par la faible croissance en Asie en général et en Chine en particulier. Même si la plupart des pays Européens (pour ne pas dire tous) seraient enchantés d’avoir une croissance aussi forte que certains pays asiatiques – même la Chine – cela ne nous convient pas et tout chiffre qui est publié en Chine est scruté, interprété et généralement, considéré comme une mauvaise nouvelle.

Après il y a la Grèce, mais la Grèce on s’en fiche. Ils ont leur bailout. Pour ce qui est du reste, après moi le déluge. Tsipras peut venir à la tribune et annoncer qu’il se rallie à la Russie et que dorénavant ils passent au russe comme langue nationale, je ne suis pas certain que cela intéresse qui que ce soit. En tous les cas, qui que ce soit qui travaille dans le monde merveilleux de l’investissement et de toutes ses dérives.

Il y a aussi Volkswagen et puis tout le reste du secteur automobile, toutes les voitures qui vendent du diesel qui sont sous la loupe des intervenants. Pour être franc, personne ne sait vraiment ce qui se passe, ni ce qui s’est passé et encore moins ce qui va se passer. Dans l’immédiat, il paraît évident que le moteur diesel est définitivement mort et le prochain qui ose s’afficher dans une voiture diesel neuve à partir d’aujourd’hui, risque de se faire lapider par la population en colère, parce que depuis la semaine passée, on s’est rendu compte (OH MY GOD !!!) que le diesel, ben ça pollue plus que l’on veut bien le dire. Pour ceux qui ont un doute, je vous recommande chaudement de vous arrêter en deux-roues derrière un bus TPG qui va démarrer au feu vert. Je ne sais pas si c’est des moteurs Volkswagen, mais je ne peux pas croire que ça recrache de l’air qui a été pompé directement en haut du Cervin.

Bref, tout cela va coûter trois roues à Volkswagen et ça risque de ne pas être facile pour la concurrence non plus, parce que l’on peut se demander comment est-ce qu’il est possible que VW n’ait pas été capable de trouver un moteur qui rentre dans les normes par eux-mêmes, mais que tous les autres ont réussi…

On se réjouit également de voir le cours de l’action Bosch ce lundi matin, puisqu’il semblerait que c’est eux qui ont fourni le software à VW.

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