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Il y a 24 heures, on n’osait pas vraiment le dire, mais on espérait secrètement que le « premier » discours officiel du Trump élu, allait changer drastiquement la face des marchés financiers mondiaux, ou en tous les cas, allait nous donner une réponse sur la suite des évènements. À savoir si le rallye était encore possible, si la douce euphorie dans laquelle nous sommes allait se prolonger ou alors, est-ce que la correction du « Trump Rally » allait se confirmer comme on nous l’annonce depuis deux semaines, voir un peu plus.

Je vais être franc avec vous, j’ai bien peur que la conférence de presse de Donald ne nous ait apportée plus de questions que de réponses. Une certitude, néanmoins, ce type est un « joke », une plaisanterie. Il n’a absolument pas l’envergure d’un Président au sens où l’on peut l’entendre, puisqu’on a plus l’impression d’avoir un vendeur de voitures d’occasion en face de nous.

Cependant, à sa décharge, il y a plein de Présidents en activité dans plein de pays du monde, qui on « l’air d’avoir l’envergure » d’un Président, mais qui sont aussi efficace qu’un bac à glaçon l’est pour refroidir le Sahara. On peut donc estimer que Trump à l’air d’un escroc, magouilleur, mal éduqué et complètement stupide, mais se dire que la plupart des « politiciens de haut vol », sont la même chose, sauf qu’ils le cachent mieux.

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En résumé, hier, lors de la conférence de presse, on espérait que Trump allait nous dévoiler avec un peu plus de détails ses intentions pour relancer la croissance et rendre l’Amérique great again, mais en fait il n’a juste laissé quelques phrases dans l’histoire qui ont fait du mal à certains secteurs, fait douter le marché pendant 20 minutes, puis il a tout récupéré et les indices terminaient en hausse, alors que le Dow Jones clôturait à 50 points de cette foutue barrière psychologique des 20’000 points.

En tous les cas, jusqu’à maintenant, on a l’impression que Trump n’a pas réussi à tuer son propre rallye et que tout espoir n’est pas perdu de voir encore un peu monter les indices. Les « neinsagers » de la finance, ceux qui continuent de crier au loup et de dire que ça-ne-fait-pas-de-sens-de-continuer-à-monter-que-le-marché-est-surévalué-et-va-finir-par-se-vautrer, continuent a hurler à la mort en disant que nous sommes à bout touchant de la fin du mouvement.

Et comme ce n’est pas arrivé hier, le consensus actuel parie sur le fait le marché devrait baisser « autour de la date d’investiture de Trump », puisque selon les statistiques des 43 périodes d’investitures précédentes, on en arrive à la conclusion qu’une fois sur deux ça baisse et une fois sur deux ; ça monte. Mais comme là, cette fois c’est différent et que l’on n’aurait déjà pas du monter avant puisque l’élection de Trump était à la base une mauvaise nouvelle pour le marché, il semble évident que « cette fois c’est sûr, ça devrait baisser »…

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Tout ça pour vous dire qu’on en sait foutrement rien et qu’en jouant les perspectives des marchés à un mois à pile ou face, on a une chance sur deux d’avoir raison, à moins que l’on reste scotché à 19950 pendant 6 mois, ce qui paraît tout de même peu probable.

Bref, comme on dit en anglais : « to make a long story short », on attendait beaucoup d’hier et à la fin on a accouché d’une souris. À la limite d’un gros rat. À moins que vous ayez été une société pharmaceutique hier, votre journée n’aura pas forcément été impactée par Trump. Oui, car il a attaqué le pharmas avec une figure de style bien à lui, puisque lorsqu’il a mentionné le secteur, il a estimé que les sociétés pharmaceutiques « were getting away with murder», un type normal aurait dit que « les pharmas pourraient commencer à repenser leur manière de « pricer » leurs médicaments et que s’ils ne le faisaient pas eux-mêmes, le gouvernement pourrait éventuellement s’en mêler ». Mais c’est Trump. La langue de bois ne semble pas être une de ses qualités – reste d’ailleurs à en faire la liste.

Le secteur pharma-biotech a donc vécu une salle journée, mais pour le reste, la conférence de Trump aura été un « non-event », mis à part qu’il nous a officiellement démontré – si l’on avait encore un doute – que lors des quatre prochaines années, chaque fois qu’il parlera, tout peut arriver. Mais vraiment tout…

En conclusion, les marchés terminaient en hausse, que ce soit en Europe ou aux USA, nous allons maintenant attendre, encore, mais cette fois c’est Yellen que nous allons attendre, puisqu’elle va parler cette après-midi.

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Cet article On est venu, on a écouté et a la fin, on s’est dit qu’on va attendre encore est apparu en premier sur Investir.