L’Audio di Roma

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Depuis quelques jours, la fin de l’automne aidant, tout le monde cherche désespérément des températures plus acceptables avant de plonger dans les frimas de l’hiver. C’est donc à Rome que Ferrari  a convoqué la presse pour présenter son nouveau modèle… En ce qui me concerne, je suis un peu « nouveau » pour ce qui concerne ce genre d’évènements. Mais il faut reconnaitre qu’ils le font avec la manière.

Il n’était pas évident de savoir ce que la firme de Maranello nous préparait cette fois –ci. Même la veille dans le lobby de l’hôtel, toutes les spéculations étaient dans la nature ; le fameux SUV tant attendu pour ceux qui en ont absolument besoin pour monter skier, une hybride pour être dans l’air du temps, ou PIRE, une voiture 100% électrique !!!!

L’angoisse

À ce stade-là des spéculations j’étais en train de me dire qu’il fallait vite que je trouve un avion pour remonter à Genève. Je n’étais quand même pas venu pour voir la marque au cheval cabré – avec toute l’histoire qui va avec – présenter sa première voiture électrique. Les avions étant pleins, j’étais en train de louer une Fiat Panda pour remonter en Suisse – tout pour éviter une « tesla-like » de plus sur la route. Et puis, le premier communiqué de presse « light » est sorti. Il se résumait en 4 photos. Un coupé sport dans les rues de Rome, le même coupé devant la fontaine de Trevi et devant les escaliers de la piazza di spagna.

D’ailleurs, à ce propos, il faut saluer Ferrari qui a réussi à prendre une photo devant la fontaine de Trevi sans qu’il y ait un touriste en arrière-plan qui jette un sac de pièces de monnaie dedans. Ils ont dû fermer le quartier 12 rues à la ronde. Il y avait néanmoins – dans ce communiqué – quelque chose de rassurant : le mot V8. Ce qui excluait du même coup toute possibilité de voir arriver un sèche-cheveux à roulettes devant un parterre de journalistes anxieux.

NDA

Après avoir signé un papier comme quoi je m’engageais à ne pas dire au monde ce que j’allais voir avant l’instant T – celui où Ferrari enverra le communiqué de presse pour annoncer que le nouveau coupé sport maison s’appelle ROMA – comme les capsules de café et comme la ville, à moins que ça soit l’inverse. Une fois que j’eu juré devant Dieu, ce qui est assez facile à Rome, que je ne dirai rien, ni à Facebook, ni à mes vrais amis, je pu enfin rentrer dans le Saint de Saint ; une espèce d’immense tente au milieu d’une vingtaine de statues, tente dans laquelle ils avaient construit une boîte de nuit avec une immense scène sur laquelle on imaginait bien que la nouvelle bête trônait – dissimulée par des écrans géants.

Je vous dispense du show pour dévoiler la voiture, mais à la fin Ferrari a donc créé un nouveau coupé bourré de technologie. Si l’esprit du modèle s’inspire des mythique 250 GT de 1960 ou encore de la 250 GT berlinetta de 1962, la technologie embarquée est tout simplement fantastique, c’est un nouveau monde que Ferrai offre à ses clients. Alors oui, il n’y a pas de grand écran type iPad comme dans certains modèles, on ne peut pas trouver de licornes cachées dans le système d’exploitation du véhicule, mais bon, on n’est pas en Californie.

2 + 2, ça fait 4 – mais chez Ferrari ça fait plutôt 2.75

La Roma est une 2+2, c’est-à-dire que l’on peut mettre quelqu’un derrière. Ce « quelqu’un » ça ne sera pas moi ! On va dire que le +2 c’est pour faire bonne figure, mais que c’est virtuellement inutile d’y penser si vous faites plus de 1m12 et que vous pesez plus de 30 kilos et que vous avez arrêté le yoga il y a plus de 10 ans. Pour le reste la bonne nouvelle est confirmée, elle est équipée d’un V8 de 620 chevaux. Et il n’est nulle part mentionné l’existence d’un moteur électrique qui affilierait la Ferrari de près ou de loin avec une Prius Hybride. Donc non, ce n’est pas encore cette année que la marque de Maranello participera à lutte contre le réchauffement climatique, désolé pour Greta.

Impossible de vous dire comment elle roule, c’est encore trop tôt, les livraisons commenceront à l’été 2020, mais esthétiquement c’est assez joli à regarder – l’intérieur est particulièrement réussi, les deux passagers avant sont confortablement installés dans deux alcôves bien distinctes et les deux passagers arrière regrettent d’être venus. L’écran central est quelque chose que l’on n’avait encore jamais vu chez Ferrari et s’il y a un truc fantastique c’est le changement de vitesses – c’est une véritable réussite.

H

Il n’y a bien évidemment plus de « levier de vitesse » au sens propre du terme, mais ce sont des boutons qui vous permettent de sélectionner la position Drive ou Marche Arrière. Jusque-là, rien d’extraordinaire, mais Ferrari a redessinné la pièce dans l’esprit de la grille qui équipait les anciens modèles. Pour ceux qui ont eu la chance de s’asseoir dans un vieux modèle Ferrari, vous DEVEZ vous souvenir de cette grille en H qui permettait de trouver plus précisément la vitesse désirée. Eh bien la Roma a remis ça au goût du jour, ce qui me fait dire que rien que pour ça, c’est un coup de maître. On signalera encore que la nouvelle boîte économise 6 kilos par rapport à l’ancienne, ce qui ne veut pas dire que vous POUVEZ prendre 6 kilos et la conduire encore. On en va pas non plus gâcher les efforts des ingénieurs.

En conclusion, Ferrari a voulu faire une voiture qui s’adresse à un public plus large, un public qui ne cherche pas LA SUPER-CAR, ceux qui ont « peur » de la Pista ou de la Stradale, parce que quand même, ça fait un peu peur tant de chevaux. La Roma est pour eux, c’est une voiture qui permet d’aller rouler loin, longtemps, sans se mettre dans la peau d’un Leclerc ou d’un Vettel. La Roma a tout de même 620 chevaux et ça devrait largement suffire pour dépasser une Dacia Duster dans un col de montagne, mais on a plus envie de partir sur la côte Amalfitaine pour la tester que d’aller tourner en rond à Monza.

À la fin c’est le cœur qui parle

Au bilan final, les plus écologistes seront déçu que ça ne soit pas 100% électrique et pour avoir parlé aux gens de chez Ferrari, ils avaient l’air de dire que ce n’était pas pour demain. Quant aux montagnards devront encore attendre encore un peu pour monter skier en Ferrari ou pour tracter deux stères de bois pour l’hiver – en attendant la Stelvio Quadrifoglio devrait faire l’affaire, après tout ils sont cousins. Mais ceux qui étaient juste là par curiosité et qui n’attendaient rien, auront vu un coupé grand tourisme qui ne demande qu’à vous emmener au Sud pour chercher des températures un peu plus acceptables que celles qui nous attendent.

Il n’y a plus qu’à se dire Au Revoir et se dire qu’on se reverra pour les tests drives dans quelques mois. Je n’ai pas entendu que du bien autour de moi aujourd’hui, mais j’ai gardé mes yeux d’enfant et une Ferrari est une Ferrari, c’est un rêve et ça restera un rêve, le reste n’est que détails et pinaillages.

Thomas Veillet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fiche technique :

Puissance : 620 Chevaux

Puissance fiscale : encore inconnue (émissions de Co2 en homologation)

Poids : 1472 kilos à vide

Boîte : 8 vitesses automatique

Vitesse de pointe : 320 km/h

0 à 100 km/h en 3.4 secondes

Consommation : inconnue

Livraison été 2020 – prix : « un peu au-dessus de 200’000 Euros, mais pas plus 300’000…

 

Communiqué officiel de Ferrari

 

 

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