durée : 00:02:28 - La minute conso France Bleu - par : Dominique ESWAY - Pour retrouver les origines de Mr Bricolage, il faut remonter au milieu des années 50 à l'époque où commencent à apparaître les premiers magasins spécialisés. En 1962, un quincaillier d'Orléans, Bernard Ivernel décide de rencontrer les autres commerçants pour parler du métier. En tout ils sont 13. Trois ans plus tard, ils créent l'association nationale des promoteurs du faites le vous même. Leur idée c'est de vendre tout l'équipement, du bois à la peinture en passant par les clous et les outils en un seul lieu. Ce qui est révolutionnaire à l'époque. L'association grandit vite. Dix ans plus tard, ils sont presque 100. L'association se transforme ensuite en coopérative. Mais chacun garde son enseigne propre.

Quand apparaît l'enseigne ?

C'est en 1980 que tous les magasins membres de la coopérative choisissent d'opter pour une bannière unique Mr Bricolage. Le réseau se développe et se dote d'une centrale d'achat. Les magasins s'agrandissent et pour beaucoup quittent les centres villes pour s'installer en périphérie. Dans ces années-là, on passe des articles qu'on achète à l'unité à des paquets tout prêts sous plastique. Le groupe commence à s'implanter à l'étranger, en commençant par le Portugal en 1991 et trois ans plus tard, les magasins commencent à proposer des produits labellisés Mr Bricolage. Mais le coup d'accélérateur c'est l'entrée en bourse en 2000. A partir de là, il rachète le groupe Tabur qui contrôle plusieurs réseaux et notamment Catena. Mais aussi la centrale d'achats Le Club plus connue sous ses enseignes les Briconautes et les Jardinautes. Ce qui lui permet de se hisser en 2009 à la troisième place du bricolage en France.

Mr Bricolage se met tardivement à l'internet

Son site de vente par internet n'ouvre qu'en 2012. Deux ans plus tard, il refuse de se faire racheter par le Britannique Kingfisher et l'an dernier il repousse les avances de Bricorama qui souhaitait créer un grand groupe pour peser face à Castorama et Leroy Merlin. Mais les affaires ne vont pas aussi bien que prévu. Le groupe perd de l'argent. Et pour redresser la barre, il annonce qu'il va fermer 17 magasins déficitaires. Et soixante autres seront revendus d'ici deux ans. A ceux qui les gèrent s'ils sont candidats. Un plan qui va entraîner la suppression de 238 postes en France.

Dominique Esway