Tandis que l'examen de la réforme des retraites progresse péniblement à l'Assemblée, avec des accusations mutuelles "d'obstruction" et de "déni de démocratie" entre opposition et majorité, le Premier ministre Édouard Philippe a laissé ouverte la possibilité de recourir au fameux 49-3. Cet article de la Constitution permet au gouvernement d'engager sa responsabilité sur un texte de loi et de le faire passer sans vote, sauf si l'Assemblée adopte une motion de censure. Chaque camp se renvoie la responsabilité du "blocage", alors qu'il reste plus de 30—000 amendements à examiner.