Bonjour à toutes, Bonjour à tous, Je suis Zineb Soulaimani et je vous souhaite la bienvenu.e.s dans le Beau Bizarre. Un espace sonore, libre et hybride. Un espace qui voyage pour convoquer la rêverie  ! Je suis dans un train pour Lausanne. Un trajet de plus de 4h qui me plonge dans une profonde rêverie, et quelques souvenirs me reviennent...
Je suis arrivée en France en 2004. Quelques mots de français par ci par là, et une ignorance totale de ce que veut dire le spectacle vivant, ni à quoi ressemble un théâtre ou un musée. En devenant très vite bénévole et puis ouvreuse dans le théâtre de la ville où je suis arrivée faire mes études, je fais la rencontre de ceux qui vont devenir des amis d'une vie. Christophe et Bernard sont programmateurs dans ce théâtre, ils participent à la composition de la saison, en allant voir des spectacles ailleurs. Ouvreuse, je vois et je revois certains spectacles. Souvent avec bonheur ! Et je pose mes questions à ceux que j'appelle désormais les garçons. Quelques fois après le spectacle, je reste diner avec eux, et certaines des équipes artistiques invitées. Je suis fascinée par tant de savoirs, d’intelligence, de créativité et de passion.
ils sentent ma curiosité et m'amènent de temps à autre dans la région, voir d'autres spectacles que ceux qu'ils programment.
Un jour, ils me parlent d'un festival qu'il faudrait que je découvre :  le pays du théâtre où se retrouve tous les étés, toutes les personnes qui ont été piqué par ce virus géniale...Le festival d'Avignon !!!! C'est en été, il fait beau et chaud, c'est le sud, on y entend les cigales et certains soirs le mistral souffle.
La journée on y boit le pac à l'eau glacé et le soir on met de l'anti-moustique.... Et mon premier Avignon était un double séjour avec les CEMEA, une association d'éducation populaire, qui organise des stages en lien avec le programmation du festival. C'était quinze jours intenses en 2007. Et c'est une première porte qui s'ouvre ! D'autres portes ont continué de s'ouvrir au festival d'Avignon les années qui ont suivies. Des lumière qui s'allument dans ma tête, des émotions fortes et nouvelles vécues face à des œuvres, qui continuent pour certaines d'habiter ma mémoire.  La découverte du travail de Romeo Castelucci, sa divine comédie, et ses images qui hantent. Angélica Liddell et son monde qui danse toujours avec l'abîme chez celui qui regarde...des années plus tard, des spectateurs convoquent leur souvenirs du festival dans le spectacle Cour d'honneur de Jerôme Bel, sur le plateau de la Cour d'honneur justement; et je vois quelques uns de mes souvenirs prendre corps devant mes yeux....C'était en 2013. Ma boîte à souvenirs débordent et je comprend petit à petit le rôle symbolique, magique, complexe et cathartique de l’art, qui devient désormais ma lanterne.
Vous vous demandez pourquoi je vous raconte toute cette histoire ? Et bien, je crois qu'il y a des figures qui nous ouvrent des portes, parfois, ces figures ne le savent même pas. Quelque chose a lieu sans qu'on le sache. Sans qu'elles le sachent. Le festival d'Avignon a été dirigé pendant ces années là, par le duo Hortense Archambault et Vincent Baurdiller. Ces années du festival d'Avignon marquante pour moi, sont le fruit d'une histoire et d'une vision, portée par ces deux directeurs.
Aujourd'hui, je rencontre l'un d'eux !
Retour sur un riche parcours, ponctué par une visite du Théâtre de Vidy-Lausanne qu'il dirige désormais.
Aujourd'hui, je suis heureuse d'avoir Vincent Baudriller à mon micro.
Le site du théâtre Vidy Lausanne :
https://vidy.ch/

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