Le 8 juillet 2012, Eric de Putter, théologien français protestant, est assassiné à Yaoundé. Alors que les motifs du meurtre restent obscurs et que l'enquête est au point mort en France comme au Cameroun, la femme de la victime élève la voix, courageusement. 

"Je ne comprendrai jamais qu'on en vienne à tuer quelqu'un", sans colère, elle interpelle la justice, soulignant la structure de corruption établie dans le système universitaire. 

Mais derrière le visage de la justice, Marie-Alix de Putter chercher à laisser transparaître celui de l'amour et non de la souffrance. Convaincue que "les morts d'une certaine façon continuent à vivre dans le coeur du vivant", elle a décidé d'écrire cet ouvrage Aime, ma fille, aime ! Résilience, amour et Liberté comme une lettre ouverte à sa fille : "C'est un cadeau pour ma fille, Rachel", mais aussi pour toutes les personnes qui traversent des moments difficiles, qui souffrent de l'absence d'une personne chère. 

Son message est empli d'espérance et repose sur la croyance en la permanence de l'amour : "L'amour est tout ce qui reste".

Bien qu'il soit difficile de surmonter une telle épreuve, elle engage sa fille de 7 ans à grandir dans la confiance en elle-même, à reconnaître sa valeur propre, et à toujours recommencer même quand tout semble aller contre nous. 

La spiritualité et l'amour, deux clefs qui permettent à Marie-Alix de Putter d'éduquer sa fille, gardant toujours auprès d'elle les principes de vie de son mari : le pardon et la rigueur. Car, dit-elle, on peut toujours remettre de la valeur au sein des relations brisées : "L'amour est au commencement, l'amour est maintenant, l'amour est là tout le temps."