Engagé depuis des années dans le domaine de la transition écologique, Maxime de Rostolan revient du Vatican où il a rencontré le Pape François pour parler d’écologie. Il était même chargé de créer une délégation composée de militants comme Pablo Servigne, et de personnalités comme Juliette Binoche, chrétiens ou non. Ils sont donc partis à Rome, en train et en bus, plus respectueux de l’environnement que l’avion.   

Maxime de Rostolan garde de cette rencontre avec le Saint-Père un souvenir fort : "il nous a parlé comme à ses enfants. […] On a été touchés par la justesse de ses propos". Alors qu’un discours officiel était prévu, le Pape François a finalement parlé très spontanément, notamment de sa conversion écologique il y a quelques années, et de sa rencontre avec des chefs indiens en Amazonie.

Conjuguer l'action à la foi

Le militant écologiste Maxime de Rostolan a retenu un message : "on doit conjuguer trois langages : celui de la tête, du cœur et de l’action". Selon lui, il ne faut pas oublier la spiritualité quand on est un militant ni l'action quand on est très spirituel. 

Pas d'écologie sans le collectif

Face à cet engagement, certains sont très critiques. Et selon Maxime de Rostolan, "quand on nous adresse des critiques, les gens oublient qu’on milite pour les générations futures. […] Notre civilisation est en danger et il faut la protéger. Il faut une prise de conscience collective des citoyens", estime Maxime de Rostolan. La priorité est de changer nos habitudes.

Concernant la politique environnementale du président Emmanuel Macron, le militant est très sceptique : "on voit que ce qui décide c’est l’économie et pas le bon sens ». Selon Maxime de Rostolan, "la croissance du PIB [produit intérieur brut] n’est pas compatible avec un avenir durable".