"Une fraternité commune"
A cette occasion, Stéphanie Gallet reçoit le père Thierry Magnin, porte-parole de la Conférence des Évêques de France. Il réagit tout d’abord à la démission du cardinal Barbarin. "C’est une bonne chose pour tout le monde. Aussi bien pour le cardinal que pour le diocèse, qui a besoin d’un nouveau pasteur, de reprendre vie si je puis dire. C’était une chape de plomb. C’est aussi une forme de soulagement pour les victimes, mais aussi pour le clergé lyonnais. Une page qui se tourne, une nouvelle étape à écrire" explique-t-il notamment.

L’occasion pour le père Thierry Magnin de revenir sur les relations qu’entretiennent les évêques avec le pape, alors que débute lundi 9 mars la visite ad limina, à Rome, des évêques de France. "C’est une relation de collégialité. Il y a une fraternité, une conduite commune. C’est d’autant plus important que les évêques puissent avoir régulièrement, tous les cinq ans normalement, une visite détaillée auprès du pape et de ses collaborateurs pour faire le point de l’avancée de l’Église de France, avec une forme d’ouverture à l’Église universelle" ajoute-t-il.
 
Faire le point sur l'Eglise de France
"Chaque évêque a été désigné par ses frères du groupe de visite pour présenter un état des lieux de l’Église de France dans chacun des dicastères, et de partager les questions d’avenir. […] L’Église de France, qui vit un drame avec ces abus sexuels, a sa manière à elle de rebondir, et en particulier avec tout le parcours que nous avons initié pour l’écologie intégrale" lance encore le porte-parole de la CEF. Ce dernier rappelle qu’à chaque visite ad limina, les évêques français renouvellent au pape leur invitation pour se rendre en France. "Il nous répond à chaque fois qu’il veut commencer, pour l’Europe, par les périphéries, les petits pays. Nous continuerons de l’inviter bien sûr".

Autre rencontre importante ce lundi, au programme des évêques : la réception du nouveau nonce apostolique en France, ainsi que quelques autres membres de la CEF, à Matignon, avec le Premier ministre. "C’est une visite annuelle. Tous les ans, un point est fait sur la place de l’Église catholique dans la société française avec le Premier ministre et des membres du gouvernement" lance-t-il. Au programme de cette rencontre, l’écologie notamment. Une occasion pour les évêques de France de rappeler au gouvernement que sur certains sujets, les questions qu’ils posent ne trouvent pas de réponse satisfaisante...