Du 4 au 14 octobre 2018, le 88e Mondial de l'Auto va attirer à Paris quantité de professionnels et de passionnés. Symbole de richesse et de situations sociales enviables et confortables, la voiture est devenue en quelques décennies l'ennemie et la cause de tous nos maux. On la dit en grande partie responsable du trou de la couche d'ozone, on la chasse manu militari des centres de nos grandes métropoles, tout en n'oubliant pas de taxer jusqu'à la démesure le carburant qui permet de la faire rouler.

La voiture semble bien mal en point aujourd'hui dans nos imaginaires individuels et collectifs. Tant mieux diront certains : à l'heure de la transition énergétique ce sont les mobilités douces qu'il faut développer en priorité et en finir avec ces machines polluantes symboles d'un individualisme destructeur non seulement pour l'écologie mais aussi pour notre vivre ensemble. Tout en ayant en tête ces défis, nous pouvons aussi, sans peur d'être cloués au pilori, prendre la défense de cette espèce en voie de disparation qui, à travers de nombre de ses modèles, nous racontent notre histoire.