Une responsabilité partagée

Selon un proverbe africain "Il faut tout un village pour élever un enfant", Aujourd'hui nous ne pouvons plus uniquement nous concentrer sur nos propres enfants ou rejeter la faute sur les autres. Que ce soit les parents, les profs ou les hommes politiques, chacun a sa part de responsabilité dans la question de l'éducation. 

Le système éducatif français reste très inégalitaire, beaucoup de jeunes restent encore sur le bord du chemin. Pour que l'éducation ne serve pas seulement les intérêts d'une petite élite, chacun doit prendre sa part de responsabilités dans l'éducation des enfants. 

 

"Les jeunes dans les quartiers populaires n'ont pas beaucoup de référents masculins"

 
Pour Marc Vannesson, président du think tank "Vers le Haut", l'un des problèmes est le sous-investissement des hommes dans l'éducation. Il prend l'exemple des quartiers populaires, et estime que les seuls référents masculins des jeunes y sont "Les flics de la bac et les barbus salafistes."
 
Valoriser la jeunesse
Ce think tank appelle à une mobilisation générale pour la jeunesse. Vers le Haut a d'ailleurs publié un baromètre qui montrait que les jeunes étaient très largement confiants dans leur avenir , alors que les parents sont beaucoup plus inquiets. Cependant, il y a quand même une urgence éducative, une recherche de repères chez la jeunesse. 

 

"Si les parents ont peur de l'avenir et ne peuvent pas transmettre de la confiance à leurs enfants, c'est problématique."

 
Patricia Humann souligne qu'il est de plus en plus important de valoriser les liens entre l'école et les parents. Selon cette membre de l'UNAF, l'Union Nationale des Associations Familiales, le dialogue est important pour que les enseignants et les parents se rendent compte qu'ils ont les mêmes objectifs vis-à-vis de l'enfant.

Il est également important que l'enfant n'entende qu'un seul discours, que chacun prenne sa part de responsabilité pour ne pas désorienter les plus jeunes. Pour Patricia Humann il faut s'évertuer à construire une véritable continuité entre l'éducation de l'école et celle des parents. 
 
un système éducatif trop rigide ?

Les jeunes ont envie de s'engager, d'effectuer des missions, mais ont aussi beaucoup tendance à changer de parcours, à vouloir tenter différentes expériences. L'éducation nationale ne leur permet pas, à l'heure actuelle cette "agilité" dans leurs choix, selon Marie Mullet-Abrassart.

Cependant le chemin est encore long, car le système éducatif reste pyramidal, avec "un moule dans lequel les élèves doivent rentrer".La compréhension des limites de l'approche de l'éducation de masse est récente, et il y a aujourd'hui une recherche de personnalisation selon l'auteur de "Tous éducateurs ! Et vous ?".
 

ECOUTER ? Education, tous concernés

La présidente des scouts et guides de France critique également le manque de considération du système français pour les compétences manuelles, techniques et relationnelles et la trop grande importance des diplômes, qui vont venir sanctionner les jeunes sans forcément reconnaître toutes leurs compétences, simplement parce qu'ils n'ont pas de licence ou de master.