Un pays en pleine ébullition démocratique. Les citoyens d'Algérie manifestent sans relâche, chaque vendredi dans les principales villes du pays. Si la rue a contribué à faire démissionner Abdelaziz Bouteflika, le président sortant candidat à sa réélection, la date d’une nouvelle élection présidentielle n’est pas encore à l’horizon.

La Cour constitutionnelle a en effet annulé le scrutin du 4 juillet, faute de candidats, plongeant l’Algérie dans une séquence d’incertitude politique. Certes, une conférence nationale pour une sortie de crise a été organisée récemment par différentes associations, syndicats et collectifs religieux. Mais pas sûr que la feuille de route qui en est sortie puisse suffire à mener vers une transition réellement démocratique qui puisse contenir les ambitions d’une institution militaire qui semble attendre son heure.