Nous traversons l’estuaire du Rio de la Plata au port de Buenos Aires pour rejoindre l’Uruguay. Comparé à la vaste Argentine, l’Uruguay est une petite nation : un pays de grandes plaines et de pampas qu’aimait tant le poète français Jules Supervielle. Et c’est un poème symphonique du compositeur uruguayen le plus célèbre, Eduardo Fabini, qui nous ouvre ses grands espaces. Après une évocation du combat des indiens Charrúas, c’est le ministre Omar Mesa, ancien ambassadeur en France, interviewé à Montevideo, qui nous raconte l’histoire de son pays : les premiers colons canariens accompagnés d’un Français,
l’arrivée des esclaves noirs et la culture afro-uruguayenne toujours très vivace notamment grâce à la musique du Candombe. La France toujours présente depuis le XIXème siècle :
les poètes Lautréamont, Laforgue et Supervielle sont nés en Uruguay, les compagnies théâtrales et lyrique venues de Paris sont très populaires.
Dans son histoire bien tourmentée l’Uruguay a été soutenu par les communautés française, anglaise et italienne. Lors du siège de Montevideo par l’Argentine au XIXème siècle, le pays a pu compter sur la présence de Garibaldi ! Des luttes pour l’indépendance animées par les poèmes et « payadas » chantées par les gauchos avec une danse mythique, « La Media Caña », du nom des bottes à mi chevilles qu’ils portaient.