"L'objet Pop" de Nicolas Herman : le ghetto-blaster.

Le critique de cinéma français Vincent Roussel pour son livre "Bertrand Blier, cruelle beauté" (Marest Éditeur).

C'est l'histoire d'un malentendu. Dès Les Valseuses, en 1974, Bertrand Blier suscite des réactions violentes ; une partie de la critique encense le film, l'autre s'enflamme, allant jusqu'à le qualifier d'« authentiquement nazi ». C'est aussi l'histoire d'un auteur, d'un franc-tireur qui, film après film, se fait un devoir de ne jamais aller là où on l'attend, mais témoigne toujours d'une vision du monde personnelle, singulière, teintée de misanthropie. C'est surtout une page de l'histoire du cinéma français, écrite par un découvreur de talents, un artiste qui a toujours tracé sa route à sa manière, qu'importent les réactions qu'il a pu susciter. C'est enfin l'histoire d'un monde qui change, d'un pays où l'on voit surgir des concepts anglo-saxons (male gaze, test de Bechdel), d'une pensée qui cède souvent à un manichéisme ravageur, et d'un cinéaste qu'il était grand temps de réhabiliter. Sans jamais sombrer dans l'hagiographie, le critique de cinéma Vincent Roussel livre une dense et vaste monographie où il analyse, film après film, l'œuvre de Bertrand Blier, son accueil public et critique, et rappelle sa cruelle beauté.

La chronique "Upperculte" de Jules Adam : "Dans ma bulle" de Diam's (2006).

Le "Boing Boum Tchak" de Sébastien Ministru : « L'été sans retour » de Giuseppe Santoliquido (Gallimard).

« La vie se gagne et se regagne sans cesse, à condition de se convaincre qu'un salut est toujours possible, et de se dire que rien n'advient qui ne prend racine en nous-mêmes. »

Italie, la Basilicate, été 2005. Alors que le village de Ravina est en fête, Chiara, quinze ans, se volatilise. Les villageois se lancent à sa recherche ; les jours passent, l'enquête piétine : l'adolescente est introuvable. Une horde de journalistes s'installe dans une ferme voisine, filmant le calvaire de l'entourage. Le drame de ces petites gens devient le feuilleton national. Des années après les faits, Sandro, un proche de la disparue, revient sur ces quelques mois qui ont changé à jamais le cours de son destin.