Les sorties BD de Xavier Vanbuggenhout :

  • « Dans le palais des miroirs » de Liv Strömquist (Rackham)
  • « On m'appelle la mort » de Halfdan Pisket (Presque Lune)
  • « Autopsie d'un imposteur » de Vincent Zabus et Thomas Campi (Delcourt)

L'écrivain américain Richard Powers, Prix Pulitzer de la fiction 2019 pour « L'arbre-monde », pour son roman "Sidérations" (Actes Sud).
Il sera le 08/11 à 20h00 à Passa Porta à Bruxelles.

Depuis la mort de sa femme, Theo Byrne, un astrobiologiste, élève seul Robin, leur enfant de neuf ans. Attachant et sensible, le jeune garçon se passionne pour les animaux qu'il peut dessiner des heures durant. Mais il est aussi sujet à des crises de rage qui laissent son père démuni. Pour l'apaiser, ce dernier l'emmène camper dans la nature ou visiter le cosmos. Chaque soir, père et fils explorent ensemble une exoplanète et tentent de percer le mystère de l'origine de la vie. Le retour à la « réalité » est souvent brutal. Quand Robin est exclu de l'école à la suite d'une nouvelle crise, son père est mis en demeure de le faire soigner. Au mal-être et à la singularité de l'enfant, les médecins ne répondent que par la médication. Refusant cette option, Theo se tourne vers un neurologue conduisant une thérapie expérimentale digne d'un roman de science-fiction. Par le biais de l'intelligence artificielle, Robin va s'entraîner à développer son empathie et à contrôler ses émotions. Après quelques séances, les résultats sont stupéfiants...

Léo Heitz pour sa BD "Satchmo" (Jungle/Collection RamDam).

Dans les sombres ruelles de la Nouvelle-Orléans, Satchmo, jeune garçon, fils de prostituée, écoute avec passion la musique qui emplit les cabarets. Quand King Joe lui offre un cornet, un instrument proche de la trompette, toute l'âme de Satchmo se met à vibrer. C'est le prélude d'une grande histoire d'amour. Mais la vie de Satch' est parsemée d'embûches et la quête de la liberté est un chemin souvent sinueux pour ceux qui sont nés dans les jupes noires de l'Amérique des années 1920.

Le coup de coeur de Gorian Delpâture : "Esquive le jour" de Jay Kirk (Marchialy).

Afin de découvrir les mystères qui entourent une partition manuscrite de Béla Bartók, Jay Kirk part pour la Transylvanie sur les traces du célèbre compositeur. Il se rend dans les villages où Bartók, tel un vampire en quête de sang, a collecté les chansons folkloriques des paysans grâce auxquelles il transformera la musique du XXe siècle. C'est pourtant une composition plus personnelle qui hante Jay Kirk à mesure de ses découvertes : la Cantata profana, dont les héros sont un père et son fils. Cette œuvre le renvoie à ses propres angoisses : ne serait-il pas parti dans l'unique but de s'éloigner de son père mourant ? Sa quête insensée, commencée en Transylvanie, prend alors un tour imprévisible. Direction l'Arctique. Tout au long de ce voyage, aussi initiatique que géographique, Jay Kirk se perd dans ses propres méandres et lutte pour apporter une réponse à cette question qui le tiraille : toutes les expériences ont-elles une signification, même la perte du père ? Un livre délirant à mi-chemin entre Las Vegas parano de Hunter S. Thompson et 2666 de Roberto Bolaño.