Polar et littérature de genre avec Michel Dufranne : Faction !, une nouvelle collection de romans noir pour ados.

Ce lundi 29 novembre, on célèbre les 35 ans de la mort de Cary Grant. On en parle avec Martine Reid qui publie "Être Cary Grant" (Gallimard).

Des comédies romantiques de l'âge d'or du cinéma américain aux chefs-d'œuvre d'Alfred Hitchcock, Cary Grant (1904-1986) demeure l'une des stars d'Hollywood les plus célèbres au monde. Gentleman flegmatique, séducteur caustique, il a réussi grâce à un physique exceptionnel à incarner « l'homme idéal », fantasme de millions de spectatrices et spectateurs. Derrière cette belle image de cinéma se cache pourtant un être tourmenté, dont toute l'existence est fondée sur le leurre. Originaire de Bristol, abandonné jeune par son père qui lui a fait croire que sa mère était morte, Archibald Leach décide de s'inventer un destin en Amérique, grâce au cinéma, plaçant sa vie sous le signe du double et de la duplicité : il change de nom, se lie sentimentalement avec des hommes et des femmes, se marie cinq fois de suite, connaît des moments de profonde dépression et fait l'expérience du LSD à des fins thérapeutiques.

Félicie Roblin, productrice chez Zadig Productions, pour le docu. "John Huston, une âme libre", à voir le 05/12 à 22h55 sur Arte.

Épris d'aventure, John Huston est entré au panthéon du cinéma avec une poignée de chefs-d'oeuvre, du "Faucon maltais" à "Gens de Dublin", en passant par "La nuit de l'iguane". Ce portrait célèbre un esprit libre qui a su s'affranchir des diktats hollywoodiens. Barbe poivre et sel et cigare au bec, il a tout d'un baroudeur à la Hemingway. Dès le début de sa carrière de cinéaste, à l'orée des années 1940, John Huston n'a eu qu'une idée : préserver sa liberté. S'il a su s'affranchir d'Hollywood, son tour de force aura été d'obtenir des grands studios les stars qu'il désirait (Humphrey Bogart, Marilyn Monroe, Katharine Hepburn, Gregory Peck, Richard Burton...) et surtout les budgets colossaux dont il avait besoin pour tourner dans des décors naturels, de préférence sauvages. Du "Faucon maltais" à "Gens de Dublin", réalisé peu avant sa mort, en 1987, en passant par "The African Queen", "La nuit de l'iguane", "Moby Dick", "Les désaxés" ou encore "Au-dessous du volcan", le cinéaste s'est fait une spécialité de porter au cinéma de grandes œuvres littéraires réputées inadaptables. De film en film, aussi, il n'a eu de cesse de montrer combien l'aventure et les épreuves révèlent les êtres à eux-mêmes et aux autres.

"Machins, Machines" d'Hélène Maquet : Méta de Choc, le podcast qui permet de comprendre comment nous pensons.