Olivier Guez pour son livre "Une passion absurde et dévorante. Écrits sur le football". Et Myriam Berghe pour son livre "Chair à camions".

« Bagarre dans la Discothèque » à 11h30, avec Gorian Delpâture et Xavier Vanbuggenhout.

Et dès midi :

Les sorties BD de Xavier Vanbuggenhout :

  • « La Machine ne ferme jamais les yeux. Une histoire de la télésurveillance de 1984 à Facebook » de Yvan Greenberg, Everett Patterson et Joe Canlas (Delcourt)
  • Titeuf La grande aventure - Tome 17 » de Zep (Glénat)
  • « Les cavaliers de l'apocadispe vont bien - Tome 3 » de Libon (Dupuis)
  • « Lucky Luke se recycle » de Mawil (Lucky Comics/Dargaud)

Le journaliste, essayiste et écrivain français Olivier Guez pour son livre "Une passion absurde et dévorante. Écrits sur le football" (L'Observatoire).

Un soir d'été 1982, Olivier Guez assiste à son premier match de football. Il n'a pas 10 ans. Les formes pures du stade, les projecteurs aveuglants, le vert ardent de la pelouse cernée de lignes laiteuses, et les milliers de petites touches bleues qui parsèment les gradins?: le vertige, l'immense frisson. Il ne s'est jamais vraiment remis de ce spectacle grandiose.
Le football a donné à l'écrivain le goût des autres, et le goût du large. Au fil des voyages, il a constaté que ce sport était le miroir des nations, de leur mémoire, de leurs conflits et de leurs imaginaires. Sur un terrain de football se racontent l'identité de la France, le stalinisme et le dégel en Union soviétique, la question raciale au Brésil, la modernité de l'Argentine et de Diego Maradona, le destin de l'Allemagne de l'Est après la réunification, les ambitions planétaires du Qatar et, sous l'égide de la FIFA, les dérives du capitalisme depuis trente ans.

C'est le football, cette passion absurde et dévorante que partagent des milliards d'hommes et de femmes à travers le monde, trait d'union de la planète globalisée, que décrit Olivier Guez dans un recueil de textes admirables de sincérité, entrecoupé de photographies de légende, qui vibrent pour toujours dans la mémoire de chacun.

Myriam Berghe, journaliste belge poursuivie pour trafic d'êtres humains par la justice belge pour avoir héberger des migrants, pour son livre "Chair à camions" (La Boîte à Pandore).

Au sortir d'un procès inédit, Myriam Berghe ouvre les portes d'un monde de douleurs, d'une justice inhumaine, d'un combat qui est loin d'être terminé. C'est une histoire de rencontres. Avec les ¿ saute-frontières ¿ de la Jungle de Calais, traqués à mort mais tellement vivants. Avec toute la misère d'un monde qui refuse d'examiner la migration sous l'angle de la solution plutôt que du problème. Avec un Égyptien à qui la justice a taillé un costume de criminel bien trop grand pour lui. C'est une histoire de complicité entre sans-papiers et Bruxellois solidaires, accusés d'avoir franchi une ligne que leur propre procès en correctionnelle doit servir à tracer. Un dialogue de sourds entre ceux qui accueillent sans juger et ceux qui jugent sans accueillir. Dans cet ouvrage rageur, Myriam Berghe raconte le calvaire. D'abord celui des migrants qui tentent de survivre dans des conditions inhumaines. Le sien, ensuite. Le statut de criminelle qui lui a été attribué parce qu'elle a fait preuve de solidarité et d'humanité.

Double coup de cœur de Gorian Delpâture : "La rivière pourquoi" de David James Duncan (Monsieur Toussaint Louverture) et "La rivière" de Peter Heller (Actes Sud).

"La rivière pourquoi" : De Portland aux côtes de l'Oregon, de torrents en cascades, de truites arc-en-ciel en saumons royaux, du désespoir à l'euphorie, qu'il croise un cadavre ou une sirène, Gus Orviston est un prodige de la pêche : même sans appât, il cherche à attraper l'insaisissable. Expulsé d'un paradis de lacs et d'affluents par des parents qui passent leur temps à s'envoyer leur canne à pêche au visage, Gus quitte le foyer familial et s'isole au bord d'une rivière idyllique où il peut enfin se plonger dans l'ascèse...