Ces derniers mois, plusieurs critiques virulentes ont été émises à l’encontre de la finance durable. La finance durable consiste à investir en appliquant des critères ESG, c’est-à-dire respectueux de l’environnement, des droits sociaux et des règles de bonne gestion. Les critiques récentes pointent le manque de résultats de cette façon d’investir. Globalement, on reproche aux institutions financières d’accorder encore trop peu d’importance à ces critères ESG et de rester focalisées principalement sur la performance financière. Certaines stratégies d’investissement sont remises en cause, comme l’exclusion d’entreprises actives dans des secteurs controversés tels que la production de pétrole, très polluante. Les critiques soulignent qu’éviter d’investir dans ces entreprises ne les empêche pas de se financer auprès d’autres investisseurs, moins scrupuleux. Cette stratégie dite durable n’aurait donc aucun impact. Mais il faut souligner que toutes ces critiques ne visent pas à abandonner l’investissement durable. Au contraire, elles épinglent une homogénéité encore trop faible et une tendance, y compris chez les investisseurs, à intégrer ces objectifs de manière trop périphérique. Or, comme nous le verrons prochainement, l’Union européenne a récemment décidé d’appuyer sur l’accélérateur dans cette matière. Il y a donc du changement dans l’air. Et l’investissement durable pourrait bien mettre tout le monde d’accord dans les années à venir.