Rodolphe Menguy est né en 1997 à Paris. Il vient de remporter le prix "Jeune soliste 2021" des Médias francophones publics, un concours organisé par les quatre radios de musique classique de service public : Musiq3, France-Musique, Espace 2 (Radio suisse romande) et Ici musique (Radio Canada).

Encouragé par son père, professeur de piano, Rodolphe Menguy s'assoit au piano, dès l'âge de 4 ans. Une activité qui lui a toujours parue naturelle, comme une évidence, au point que le jeune pianiste ne se soit jamais posé la question de faire autre chose de sa vie !

Parallèlement au piano, le jeune musicien bénéficie depuis son plus jeune âge d'une éducation musicale très riche, et particulièrement complète.

Diplômé du Conservatoire de région de Boulogne-Billancourt, en classe de piano dès l'âge de 14 ans, il étudie par exemple l'écriture dès l'âge de 12 ans, puis est admis à l'unanimité à l'âge de 16 ans au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris, en Master d'Ecriture où il obtient un Prix d'Harmonie dans la classe de Fabien Waksman et un Prix de Contrepoint dans la classe de Pierre Pincemaille.

Admis en piano, au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris, en 2015, il en sera diplômé en 2020.

Il poursuit actuellement, dans la même institution, un diplôme d'interprète classique.

Passionné d'orchestre, il obtient également un Diplôme d'études musicales d'Orchestration dans la classe de Pierre Farago au Conservatoire de région de Boulogne-Billancourt en 2015. Durant son parcours artistique, Rodolphe a croisé la route de grands maîtres tels que Michel Béroff, Bruno Rigutto, Jean-François Heisser, David Kadouch, ...

Il a également étudié la musique de chambre auprès de Claire Désert, Ami Flammer, et Emmanuel Strosser.

Homme cultivé et serein, Rodolphe Menguy trace sa route avec calme et détermination. A la question de savoir si les millions de jeunes pianistes, -actuellement sur le marché de la Musique dans le monde-, l'incitaient à se démarquer coûte que coûte, il nous répondra avec flegme et bon sens : " Tout le monde a envie de se démarquer, mais je ne voudrais pas que cela rentre en ligne de compte dans mon approche de la musique, et du piano. Je ne cherche pas à être différent. Tout en pensant mes interprétations, je joue comme je le sens. J'essaie surtout de m'écouter, afin d'être aussi juste que possible : Comment est-ce que je me sens en tant que musicien et en tant que pianiste, voilà quelques unes des questions que je me pose. Vouloir plaire, c'est se retrouver aussitôt dans le faux, et c'est risquer de ne pas rendre justice aux partitions que nous jouons. "

Soliste, chambriste, et concertiste, la sonorité de Rodolphe Menguy est extrêmement lumineuse. Il se dégage de son jeu un aspect cinématographique.

A 23 ans, il possède déjà un répertoire impressionnant : de Jean-Sébastien Bach à Liszt, il s'intéresse aussi de près à la Musique contemporaine.

"Le fait d'avoir étudié l'écriture, et l'orchestration m'aide à comprendre l'architecture des pièces que je joue ", nous confiera le pianiste.

Passionné par le jeu de Maurizio Pollini, et en particulier par sa version de la Sonate en si mineur, Rodolphe démontre dans sa lecture de la 10e Rhapsodie hongroise, du même Liszt, son immense maturité, en dépit de ses 23 ans.

Et le pianiste de rajouter : " Le vécu est bien sûr important pour interpréter le grand répertoire, mais ce vécu n'est-il pas important pour quelque discipline que ce soit ? N'oublions pas non plus que certains comme Evgeny Kissin ont délivré des interprétations excessivement mûres, dès l'âge de 12 ans. Et puis, ne surévaluons pas non plus cette dimension. Outre le vécu, il y a aussi toute la connaissance (ndlr : l'écriture, l'orchestration, l'harmonie...), la sensibilité... "

Musicien à la main sûre, au calme absolu, et à la technique déjà éprouvée, Rodolphe Menguy commence à faire parler de lui. L'une de ses premières grandes reconnaissances aura été...