Nous sommes le 18 août 1943, à Nice . Aux célèbres Studios de cinéma « La Victorine ». C’est là que débute le tournage d’une œuvre qui deviendra l’un des plus grands classiques du septième art : « Les enfants du paradis ». Derrière la caméra, il y a Marcel Carné. Devant : Arletty, Pierre Brasseur, Jean-Louis Barrault, Maria Casarès… ce sont les plus grandes vedettes de l’époque. Le film, l’une des rares superproductions tournées sous l’occupation allemande, va connaitre les pires ennuis de production dus au rationnement de la pellicule, aux coupures d'électricité et aussi au retrait des financiers italiens. C’est la société Pathé qui reprend l’affaire et le tournage est finalement bouclé huit mois plus tard, en avril 1944. Le 9 mars 1945, plus d’un an après et l’on comprend pourquoi, le film est montré en avant-première, au Palais Chaillot à Paris, mais Arletty ,elle, est absente car elle a été arrêtée en octobre 44 pour avoir eu une liaison avec un Allemand. Le 31 décembre 1946 , son scénariste est nommé aux Oscars à Hollywood. Ce scénariste, auteur d’un chef d’œuvre classé au patrimoine de l'humanité par l'UNESCO, avait pour nom JACQUES PREVERT. Invitée : Martine Cadière. Conférences autour de Prévert : le 28 septembre à la bibliothèque des Riches Claires, à Bruxelles à 18h00, à st ghilain le 3 octobre, à Barvaux le 7 octobre, aux midis de Rhode st Genèse le 11 octobre, au Centre culturel Uccle le 14 octobre, etc...renseignements www.martinecadiere.com. « L’été des rats » aux éditions Mols.