Nous sommes le 12 octobre 1915. Sur le site militaire du Tir national à Schaerbeek. L’infirmière et résistante, Edith Cavell est exécutée par un tribunal allemand. Cette mort va susciter une vague d’indignation internationale. Dans les jours qui suivent, on dépeint la britannique comme une vierge martyre. Elle va devient l’incarnation même des qualités assignées au genre féminin. La vertu bafouée par l’ennemi. Le même jour qu’Edith Cavell, un autre membre du réseau d’exfiltration de soldats alliés est exécuté : il s’appelle Philippe Baucq. Qui se souvient de son nom de celui des autres qui firent partie de la filière : Louise Thuliez, Réginald de Croÿ, Herman Capiau et une centaine d’anonymes belges, français et britanniques, catholiques ou francs-maçons. Notables ou sans grade ? Comment s’est formé le réseau Edith Cavell, c’est ce que nous allons voir, aujourd’hui. Invité : Emmanuel Debruyne, chargé de cours à l’UCL, histoire contemporaine. « Le réseau Edith Cavell, des femmes et des hommes en résistance » Editions Racine .